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Heinkel Schlossmeier, un PNJ pour l’Empire en Flammes

Heinkel Schlossmeier n’est pas content. Depuis l’élection du Consul, et l’étonnant vote pro-ulricain de la Gravin pour l’autre Gravin, ses Schwarz und Weiss se font insulter dans tous les villages du Wissenland. Lui n’y comprend rien à toute cette politique… et ces bâtards de paysans sont bien contents d’habitude, quand ses vougiers pendent un voleur de chevaux…

Les Schwarz und Weiss sont une Patrouille d’élite composée de soldats nulnois de la 11ème Compagnie. Ils assurent le bon commerce sur la Soll ou le Reik inférieur. Habituellement craints, on les accuse d’être des traîtres à la solde d’Ulric, et des bâtards du Nord. Mais à part quelques boules de neige, personne ne s’est risqué à les affronter.

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Sur la route de Hochsleben, de Nuln à Pfeildorf…(1/x)

nuln by night2

Nuln by night…

 

ATTENTION SPOILER

Voilà, c’est parti, nos amis ont quittés le confort de la ville de la Cité Souveraine de Nuln, ses lumières, ses théâtres, ses commerces ouverts toute la nuit, son immense richesse et sa grande pauvreté, sa cathédrale au beffroi interminable et sa bibliothèque sans fin, son palais, magique et biscornu, son Rín garden et son Cercle des Délices, son Vieil Orme, et ses quais affairés.

Car l’appel de l’aventure a retenti. Rattraper les séides du Chaos, avec à leur tête K-H. Warsmeier, le Seigneur des Lois félon de Middenheim. Des hommes en route pour l’antique cité naine de Khadar Khalizad. Dans l’est chaotique où tout a commencé, où les hordes surgirent pour envahir le Vieux Monde… Direction Hochsleben, donc, tout au bout du Reik, tout bout du monde. Et voilà donc notre équipée, Martin et Gisela Schneider, boulangers, Anna Hochburger, dramaturge débutante, des nains jeunes et des nains vieux, et des Templiers de Sigmar. Et la Chance du Graf.

Le Reik a la sortie de Nuln.PNG

Géographiquement, le Reik Supérieur est un long ruban bleu qui s’étend au sud-est de Nuln. Au nord là l’Averland, ses plaines, ses chevaux, au sud, la Wissenland, son blé, et ses marchands tiléens.  On y croise tout aussi bien la capitale d’un prince électeur que des tout petits villages où l’auberge relais semble être l’unique activité.

Mais commençons notre voyage. Au sortir de Nuln les champs de blé s’étendent à perte de vue, et profitent de l’hiver pour se reposer pour la récolte prochaine.

pont enneigé.jpg

On passe à Maselhof, endormie sous la neige, le temps de refaire le plein d’eau potable, et d’acheter quelques poulets. Le temps de constater aussi que les Patrouilleurs d’Elite du 11ème, dirigé par le Premier Vougier Heinkel Schlossmeier ne sont pas bien accueillis par les gamins de Maselhof…

Patrouilleur de Nuln.PNG

Heinkel Schlossmeier, du 11ème Schwarz und Weiss

Mais c’est déjà le temps de repartir pour Pfeildorf, la ville de la grande baronne Etelka Topenheimer…

 

Randolf Vogt, un PNJ pour l’Empire en Flammes

 

Randolph Vogt, Premier Echevin,
par Ludweghe de Groodt, dit le Le Grand, 1489
Collection Ecole Impériale d’Artillerie

ATTENTION SPOILERS

AVERTISSEMENT : Randolf Vogt est un personnage mineur des Forges de Nuln, pour Warhammer 2nde Edition. C’est le père d’un des grands méchants du scénario. J’ai repris son nom, sa fonction, et une partie de l’intrigue pour le transposer dans MyLCI, ma version de La Campagne Impériale, Warhammer 1ere Edition.

Le blason de l’Ecole Impériale d’Artillerie

Randolf Vogt est l’ancien Premier Echevin de l’Artillerie de Nuln, soit un personnage très important de la Cité Souveraine. Agé de soixante-dix ans, Randolf a commencé en bas de l’échelle comme ouvrier des forges. Inculte, illettré, il a fait suffisamment ses preuves pour attirer l’attention du Maitre des Forges de l’époque, qui l’a pris sous son aile, et l’instruisant, après de longues heures de travail, dans le calcul des portées, des poussées, des trajectoires…

Âme d’un canon en cours de fonte

A sa mort, le Maître, qui l’avait déjà nommé contremaître, puis adjoint, le coucha sur son héritage. Pendant près de trente ans, Meister Vogt  dirigea les plus grosses forges de Nuln, jusqu’à ce que l’accession de la Gravin Emmanuelle, en 1500, ne sonne la fin de son règne. Injustement désavoué pour avoir détourné l’argent du Comté, il fut remplacé, en 1502, par Wolfhart von Liebewitz, le cousin bien peu compétent d’Emmanuelle et, comme par hasard, concurrent des fonderies Vogt.

Wolfram von Liebewitz,
actuel Premier Echevin

Vexé d’être mis sur la touche, et, pire, ignoré par « une gamine de seize ans », il s’est alors rapproché de Gothard Wittgenstein, un étudiant de Nuln à qui il avait présenté Etelka Herzen, lors d’un bal. Peu convaincu par la mystique de la Main Pourpre, il y voit pourtant un moyen d’assouvir sa vengeance et de se débarrasser des Liebewitz.

 

 

 

 

Etelka et Gothard, les amants terribles

Randolf Vogt n’est pas membre de la Main Pourpre, ne s’intéresse pas aux rituels de la Loge de Slaanesh, mais il les finance, leur apporte de l’aide et utilise ce réseau à ses propres fins.

Un extrait des livres de compte
de Randolph Vogt
(archives de la Garde Comtale)

Une fouille attentive de sa demeure dans les beaux quartiers de l’Altstadt permet ainsi de trouver un livre de compte des versements vogt dans les différentes capitales de l’empire ; or ces cités correspondent aux actions déjà mises à jour par nos amis middenlandais. Bögenhafen, Weissbruck, Middenheim, Altdorf, Kemperbad… L’argent de Vogt irrigue les cellules de la Main Pourpre : au total, Randolf Vogt  avoue avoir versé plus de 14 000 couronnes impériales sur 7 ans (mais avoir aussi gagné aussi des contrats de fonderie à Altdorf et à Middenheim, et pris une participation dans les recettes de Windhund, la compagnie de roulage de Willy Goebbels, connu aussi sous le nom de Gothard Wittgenstein.)

Car c’est surtout avec lui que Herr Vogt traite, puis Joachim Fest, à Kemperbad. Ses contacts à Pfeildorf, comme Aloysia Freund, la veuve d’un entrepreneur de bâtiment ou Marieke Vandemaekere, un importateur marienbourgeois à Talabheim, Vogt ne les connait pas  vraiment…  Il les finance pour rendre service à Gothard.

Joachim Fest,
l’éclusier de Kemperbad

Enfin, il y a le Flibustier, une taverne près des quais ; Grasser, le patron, est aussi un contact de la MP et accueille les membres de la secte quand ils arrivent dans la cité.

C’est en tout cas ce qu’il déclare à ses questionneurs, Helmut et Hadden, alors que ceux-ci viennent de démêler le complot qui vise à faire exploser le Magnus, ce gigantesque canon, l’arme ultime, lors de sa prochaine inauguration.

La Gravin a pourtant donné des ordres clairs ; il est hors de question que le peuple de Nuln apprenne la trahison de Vogt, que l’inauguration tant attendue du Père de tous les Canons soient retardé, bref, que le peuple perde confiance dans son artillerie, qui, comme chacun sait, est gravée sur chaque canon, N.U.R. : « Nuln Ultima Ratio ».

L’artillerie, dernier argument de Nuln.

Dernier ?

L’artillerie à Nuln


Deux artilleurs,
gravure populaire, coll. particulière

Nuln, la Perle du Reik, la Cité des Empereurs du Griffon a une longue et glorieuse histoire. Mais elle n’est plus sur le devant de la scène depuis que les empereurs semblent – définitivement – installés à Altdorf. Mais cela pourrait changer depuis cette alliance incongrue avec le Nord qui souhaite aussi rendre raison aux reiklandais. Mais également parce que l’industrieuse Nuln a pris une longueur d’avance qui pourrait bien révolutionner l’Art de la Guerre. Avec l’aide des Ziflinides, les nains de l’ouest qui détiennent les secrets de la fabrication de la poudre, et maîtrisent la forge depuis toujours, Nuln a développé une artillerie que le Vieux Monde lui envie.

Quatre piliers soutiennent ce bel édifice : les forges Vogt, l’échevin comtal, les poudriers nains, et l’école impériale d’artillerie.

Randolph Vogt,
collection famille Vogt, Nuln,
par Quintus Quéribus, 1506

Les Forges Vogt semblent exister depuis toujours. Randolph Vogt a commencé à couler l’acier à l’âge de douze ans. Colérique mais pugnace, courageux et travailleur, Randolph s’est révélé redoutablement intelligent pour quelqu’un qui ne savait ni lire ni écrire. Grimpant un à un les échelons, il a fini par diriger l’entreprise qui l’avait embauché et en faire un monstre industriel de Nuln. Puis être nommé Premier Echevin de l’Artillerie. Personne ne sait calculer un bon alliage comme Maitre Vogt, ou attendre le moment exact pour demander le « Silence du Fer », cet instant si particulier où tout s’arrête dans la Cité Souveraine, pour que, dans un murmure, l’acier du canon finisse par se solidifier en toute quiétude.

C’est donc avec grand étonnement que les Nulnois ont appris, en 1502,  son remplacement par Wolfhart von Liebewitz comme Premier Échevin. Herr Vogt a semblé accepter son remplacement avec placidité, conservant une bonne partie des commandes de la Cité.

Wolfhart von Liebewitz, Premier Échevin,
par Rogiers van der Bosch, dit « Der Hollander », 1511, collection comtale

Le Premier Échevin est un poste important de la Cité Souveraine. Le ministre décide, et fait valider par l’assemblée des Trente, toute décision concernant l’Artillerie. Autant dire qu’il a la main sur un tas d’or (on parle deux cent mille couronnes impériales). Wolfhart von Liebewitz est un cousin de la Gravin, ce qui fait jaser, mais l’on dit aussi que Maître Vogt aurait profité dans le temps de sa position pour détourner certains subsides de la Cité.

Wolfhart von Liebewitz, lui, est un concurrent mineur. Les fonderies Liebewitz fabriquent essentiellement des mousquets, voire des couleuvrines, mais est bien incapable de produire des chefs d’œuvres comme le Magnus, la bombarde qui doit être inaugurée prochainement.

On dit d’ailleurs que l’entourage d’Emmanuelle, et particulièrement le Sénéchal von Knobb ont enserré le Premier Echevin d’un filet très fin de secrétaires et de conseillers. Et si l’affection de la Gravin pour son cousin (ils ont le même âge) a provoqué sa nomination, il semblerait qu’il aurait désormais abusé de sa patience. Fêtard, imbu de sa personne tout en étant à la fois incompétent et inconséquent,  ses jours aux Trente seraient maintenant comptés.

Rekam Filondargent,
Maitre des Poudres de Nuln,
Grand Khan des Ziflinides, Askor des Monts Gris
Inconnu, huile sur bois, coll. particulière

Les poudriers nains ne sont arrivés qu’au siècle dernier à Nuln. La Cité des Griffons n’a jamais été – et ne sera jamais – une ville naine. Mais sortis de leurs mines d’argent des Montagnes Grises par les Liebewitz, les ziflinides ont entamé un fructueux commerce avec Nuln. Argent, étain, charbon, tout a fait commerce. Et prenant peu à peu confiance, ils ont accepté de vendre aussi leurs secrets, et leur poudre. A prix d’or, la Comtesse en a acheté l’exclusivité, donnant ainsi un avantage décisif à la Perle du Reik. Mais il reste un caillou dans leur chaussure : leur haine ancestrale des Khazalides, qui gêne la toute nouvelle alliance Nuln / Middenheim, ville historique de Nains de l’Est après le Grand Exil. Mal organisés (il n’existe pas de Consistoire Nain comme à Middenheim), les nains de Nuln fonctionnent toujours en mode tribal. Rekam Filondargent, Maître des Poudres, est de plus sarcastique et assuré de son bon droit. Pas sûr que quelqu’un veuille – ou puisse – lui contester sa place.

La pucelle du 1er RA, le Royal Artillerie, l’Unique

L’Ecole Impériale d’Artillerie est une des fiertés de l’Empire ; que dire alors de ce qu’en pensent les Nulnois ! C’est leur bouclier, leur joyau. Etre simple canonnier est un honneur qui hisse immédiatement le soldat au rang de bourgeois, et pas seulement parce que la solde est double. L’Ecole Impériale est à la fois une école, un régiment, le 1er Royal Artillerie, que les soldats appellent entre eux le Premier, le Royal, ou l’Unique, car il n’y a tout simplement pas d’autre régiment d’artillerie dans l’Empire ! Même s’il se dit que le tiléen qui conseille Heinrich Todbringer essaie d’en monter un à Middenheim…

Wladimir von Neukov, Artilleur Général, collection du Royal Artillerie,
par le peintre officiel René Clermont-Jouilly, 1509

Le Royal est sous l’autorité vénérable de Wladimir von Neukov, Artilleur Général, qui cumule les fonctions de Chef de Corps du 1er RA, Doyen de l’Ecole Impériale, et Second Feldmarshall Imperiali, directement sous les ordres de Theodor von Kleist. Cet homme sage, à la parole mesurée, approche les soixante-dix ans et a toujours été artilleur.

C’est son honneur, et sa fierté.

Martin et Gisela Schneider, 2 PNJs pour la Campagne Impériale

martin-et-gisela-schneider
Martin et Gisela Schneider, Tableau sur bois,
auteur inconnu,
Eglise Saint Kristof, Unterkönig


Martin est Nautonier de son état. Au chômage, il n’y a plus beaucoup de trafic sur le fleuve maintenant qu’Altdorf persécute les ulricains. Le commerce est au point mort et les bateaux stationnent à Eichbrück, tout au bout de la Delb. Aussi, quand la moindre opportunité de travail se présente, il faut la saisir aussitôt. Comme ces Middenlandais qui étaient avec la comtesse la semaine dernière, et qui repartent vers le sud. Les fous !

Peu importe, il y a là un bon parti à saisir. Ils vont peut-être le rapprocher de sa femme, Gisela ; il vient de se marier avec cette boulangère d’Unterkönig. Mais ces hommes lui font une autre proposition : tu nous emmènes là où l’on te dira, et tu pourras garder notre péniche. Il faut que je demande à ma femme, répond-il.

Quelques jours après on fait affaire. Dans le couple Schneider c’est Gisela qui porte la culotte ; elle négocie pied à pied. Elle veut la péniche mais aussi embarquer dessus (on n’est jamais trop prudente) et elle veut le droit de faire commerce avec.

D’accord, répondent les middenlandais. Mais si vous êtes  obligés d’aller loin avec nous, on ne vous paiera pas du tout, car vous ferez beaucoup plus de commerce… cela sembla juste. On tape dans la main et l’accord est signé. Entre-temps la Santa Maria est devenu la Lorelei, pour cacher l’identité de leur propriétaire.

Quelques semaines plus tard, après d’autres rebondissements, elle devient Graf Gisela, mais c’est une autre histoire.

L’éclusier de Kemperbad

ATTENTION SPOILERS 

Theodosus Fest

Theodosus Fest avant son arrestation,
coll. particulière

L’écluse de Kemperbad ne se contentait pas d’être un haut lieu du commerce triangulaire entre le Stirland, le Reikland et le Wissenland, c’était aussi – et peut-être à cause de cela –  un haut lieu de la Main Pourpre. Nos amis y étaient déjà passés lors de leurs aventures dans le sud, en ce printemps 1512, quand ils chassaient Ernst Heidleman et Etelka Herzen entre Wittgendorf et Grissenwald. Elle fut d’ailleurs tuée non loin de Kemperbad, mais c’est une autre histoire. Cette fois là, nos forestiers s’étaient fait passer pour des membres de la secte, mais n’avaient pu discuter que brièvement avec Theodosus Fest, l’éclusier de Kemperbad. Fest est veuf, la quarantaine ténébreuse. Depuis la mort de sa femme, il ne vit qu’avec son fils, Jo, et trois molosses qui gardent l’écluse la nuit.  Frustre, mais charismatique, son influence s’étend bien au-delà de la ville.

Joachim jo Fest

Joachim « Jo » Fest, le fils de l’éclusier,
coll. particulière

C’est pourquoi son écluse est un des nœuds indispensables qui lient les cellules de la secte. En effet, située idéalement au confluent de deux fleuves, l’écluse permet de nombreux échanges. On peut facilement y faire passer des messages (en ayant quelque accointance avec des cochers de la Compagnie des Quatre Saisons), ou en hébergeant pour une nuit des personnalités en rupture de ban, et pas n’importe lesquelles.

Grand ThéogoneKarl-Heinz Warsmeier Hollzauber vieux

Le Grand Théogone,
Karl-Heinz Warzmeier,
le capitaine Hollzauber :
trois personnalités recherchées
qui ont pu trouver refuge
à l’écluse de Kemperbad

Richter, le patron de la masse d’Argent, l’auberge qui hébergeait l’un des plus grosses cellules d’Altdorf. Karl Heinz Warsmeier, ancien Doyen de l’université de Middenheim, ancien Seigneur des Lois, et Pouce de Middenheim. Hollzauber, Capitaine de la Garde impériale. Et surtout, le Grand Théogone lui-même, le Vicaire de Sigmar, l’Ipanème d’Ici Bas et d’En Haut, le Jeune Nain de Khadar Khalizad, porteur près l’empereur de Ghal Maraz ! En fuite après la révélation de son incroyable trahison, lui, le seigneur de tous les sigmarites, en réalité Main Pourpre en personne !!! Ces personnages, désormais en fuite, ont pu trouver à un moment ou un autre asile à l’écluse ou à l’auberge des Quatre Saisons.

quatre saisons2L’enseigne si reconnaissable
de la Compagnie de roulage
des Quatre Saisons

Nos amis middenlandais ont vite compris cela, mais dispersés par une grande malignité de fortune – une partie de l’escouade ayant par erreur tué un garde du Stirland, ce qui a déclenché leur arrestation musclée mais aussi celle de l’éclusier, ce combat acharné ayant conduit à la mort de Jo, et celle de Richter – c’est seulement Jochen et Hadden qui ont pu fouiller l’écluse.

Malheureusement, la garde était déjà passée par là. Que reste-t-il ? Pas mal de pièces d’or (beaucoup plus qu’un éclusier pourrait en économiser en une année), et un pendentif de la Main Pourpre avec un majeur en or indiquant la position proéminente de Theodosus Fest dans la région. Et aussi un petit médaillon en argent, orné d’un marin avec une jambe de bois et un bandeau sur l’œil.

Comme un pirate.

Jacquet du Pont, joueur de luth et nouveau PNJ pour la Campagne Impériale

jacquet du pont

Musicien bretonnien, par Francesco Salviati (Francesco de’ Rossi, dit). Pavezzano, 1510

La base du jeu de rôle, c’est la paranoïa. Celle des joueurs, bien entendu. Prenez par exemple mes joueurs. Ils tentent de fuir Altdorf en flammes. Sur leur péniche, remontant le Talabec, ils évitent bravement tous les dangers qui parsèment leur parcours : Auberge-relais, épicier méfiant, pêcheur louche, fermier grincheux. Tout ce qui pourrait mettre en danger une escouade de vingt Chevaliers Panthères armés jusqu’aux dents. Mais on ne sait jamais !

Et voilà qu’arrive Jacquet du Pont, un joueur de luth Bretonnien. Il a l’air assez inoffensif comme ça, baragouinant un reikspiel de contrebandier, et ne portant sur lui qu’une besace et un étui à luth. Avec un luth dedans, évidemment. Mais bon. Ce regard sombre est un peu étrange, non ? Ses yeux noirs, ne serait-ce pas ceux d’un marqué ? Il veut l’hospitalité pour la nuit, (les auberges de König sont pleines, parait-il) ; il est prêt à dormir simplement sur le sol de la péniche.

Les aventuriers, dans le fond, ont bon fond. Ils acceptent (malgré toutes autres précautions prises, je sais, ce n’est pas très cohérent, mais rappelons que ce sont des JOUEURS, pas des MJs) d’accueillir ce gentil musicien étranger. Mais organisent tout de même un tour de garde serré pour vérifier qu’il ne met pas le feu au bateau. N’appelle pas les Anciens en traçant un pentacle de Malepierre… Ne se transforme pas en nuage noir…

On ne sait jamais.

C’est ça la base du jeu de rôle.