Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Archive pour JdP

Une aide de jeu pour Quo Vadis

 

« Quousque tandem abutere, Catilina, patientia nostra? »*

 

 

Derrière ce vieux jeu de Reiner Knizia, se cache une merveille de jeu diplomatique et de majorités en 15mn.

Le picth est simple : vous pilotez un groupe de sénateurs romains qui tentent de faire carrière au sénat en progressant dans des « chambres », de 1, 3 ou 5 cases. A chaque fois que vous obtenez une majorité vous montez d’un cran. A 1 case, pas de problème, vous êtes seuls ; vous êtes d’accord avec vous-même pour monter plus haut. Mais à 3 ou à 5, ça se gâte, il va falloir se mettre d’accord avec ces autres coquins… les joueurs adverses.

En effet, à chaque montée, on peut toucher des lauriers (les points de victoire de Quo Vadis). Ces lauriers servent de monnaie d’échange entre joueurs. Tout est négociable (partage de lauriers, promesse de vote futur. Et tout ce qui est promis sur ce coup doit être réalisé. Mais tout engagement au-delà du coup est… optionnel.

Si vous êtes trop partageurs, vous monterez sûrement, mais vous perdrez à la fin. Si vous êtes radin ou trop retors, personne ne vous aidera et vous ne serez pas présent à la plus haute chambre, le Sénat. Et là, deuxième astuce de Knizia, seuls ceux qui ont au moins un sénateur dans cette chambre finale peuvent participer au décompte des points de victoire.

Vous le voyez, c’est simple à comprendre, diablement interactif, et diablement efficace.

J’ai fait une aide de jeu ici : quo vadis

*« Jusqu’à quand, Catilina, abuseras-tu de notre patience ? ».

Bilan 2018

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On va pas se plaindre de cette année, sur le plan rôlistique du moins. Pas moins de 42 parties, en effet : 10 de la Campagne Impériale, qui fête sa douzième année et a mené nos héros aux confins de l’empire, dans l’ancienne cite naine de Khadar Khalizad, dont il faut maintenant sortir. 8 parties de Cirande, qui suit son petit bonhomme de chemin, dans les eaux glacées du Banc. 5 Delta Green comme joueur, où les complots aliens pourraient enfin percer le jour entre le nouveau Mexique, le Vietnam, la Hongrie ou le Mexique. Précisons qu’aucune journaliste n’a été malmenée cette année.

Dans la veine Cthulhuienne, j’ai repris avec plaisir (et en fait pour la première fois), le chemin du Lovecraft Country, en plaçant cette première partie à Arkham, en 1925, ce que je n’avais jamais jusque-là. Que se passe-t-il sur l’Ile du Diable, au large d’Innsmouth ? Y’a-t-il ou pas une grotte ? C’est ce qu’il faudra déterminer en 2019.

Les cowboys n’ont pas chômé non plus, 5 parties pour démêler les intrigues de La Nuit des Chasseurs à Desolation, Texas. Et même si le gang Loomis semble défait, tous les mystères autour du cercueil noir ne sont pas éludés…

L’été 2018 a été aussi le grand retour OSR, une partie de mes joueurs rêvant de retomber dans l’enfance du Hobby ; j’ai donc fait jouer, quasiment en même temps, la très mauvaise Tomb of Horrors, le scénar sadique où Gary Gygax semble n’avoir qu’une envie, punir les joueurs. Même en essayant de mettre un peu d’histoire, ce n’est pas terrible. On a plus rigolé à Hell’s Portal, un vieux scénar White Dwarf où un Grell a amassé des objets magiques que cherchent aussi nos courageux personnages.

Pour rassurer les ados sur la bonne tenue du jeu  de rôle, on a enfin fait jouer jdr The Return of the not totally Dead, la parodie zombie (très remaniée de Jeepee). Ils se sont bien amusés à cette ambiance Fear of the Walking Dead/Z Corps.

Enfin j’ai pour ma part goûté pour la première fois, à Vampire La Mascarade en tant que joueur et au jeu en ligne par la même occasion. Excellente ambiance, on reviendra prochainement sur les aventures de Nicholas la Bougère, Caïnite louisianais chez les Victoriens.

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Côté jeu de plateau, ça n’a pas chômé non plus, 30 parties au compteur, mais beaucoup de petites parties : Winner’s Circle, The Boss, Splendor, toujours un peu de Caylus… Mais l’année a été marqué par des gros jeux actuels (Leaving earth, Wendake, Iki… ), souvent inutilement compliqués par une masse de règles empilées sur un même jeu, comme une sorte de course à la plus grosse … complexité. Je n’y ai pas pris beaucoup de plaisir, car ces jeux sont au final hasardeux et faciles à jouer. Or, je préfère l’inverse, un jeu simple à comprendre et difficile à maîtriser : Cartagena, Skulls&Roses, Cyclades, Samurai, etc… ou l’excellent Topiary que j’ai découvert cette année.

The Boss, aide de jeu

Derrière ce petit jeu qui ne paie pas de mine (5 cartes à poser, plus une poignée de kubenbois qui font les gangsters), se cache une petite bombe ludique un peu passée inaperçue…

Le principe de The Boss est simple : à chaque tour, le joueur peut « investir » sur une ville ses gangsters afin d’en prendre le contrôle, et doit révéler une carte qui indique justement ce qu’il y a – peut-être – à ramasser…

Jeu de majorité, et de double-guessing, The Boss possède quelques subtilités qui viennent agrémenter et complexifier la chose. On peut investir des pros (qu’on récupérera plus tard) ou une aide occasionnelle (des petits cubes) qu’on perdra forcément à la fin du tour. Dilemme : doit-on jouer le tout pour le tout maintenant, ou garder des forces pour le coup prochain ? Doit-on surenchérir ici, ou assurer le coup là ?

Pareil pour les cartes : si je révèle cette carte à Kansas City, je donne une information capitale aux adversaires qui possèdent une carte sur cette ville, mais si je la garde, je perdrais des millions à Chicago…

Dernière subtilité, on ne sait jamais exactement combien de temps on va jouer, puisque la police arrive bientôt, dans 3, 4, ou 5 tours.

Bref, tout ça se plie parfaitement en une demi-heure, colle parfaitement au thème, mais fait bien mal à la tête. Et donne  envie de s’en refaire une tout de suite…

J’ai fait une aide de jeu qui résume tout ça ici : TheBoss.

Bilan 2017

 

C’est l’heure du bilan ; il ne faut pas perdre les bonnes habitudes. Si cette année est désastreuse sur le plan cinématographique (voir CineFast), elle est plutôt réjouissante sur le plan du jeu de rôles. En effet, ce n’est pas moins de 33 parties cette année. Tout cela grâce à  l’enthousiasme de mes maîtres de jeu (Gilles à Cirande, Bruno à Delta Green), ou celui des joueurs qui m’ont demandé (ou redemandé) à jouer.

Alors qu’on entre dans la 10ème année de la méga campagne Warhammer, et que nos bûcherons vont maintenant affronter leur destin, et tandis que l’équipage de la Petite Annick se retrouve – comme par hasard-  coincé en plein hiver sur le terrible Banc, et que Ike n’en finit pas de voyager dans le temps pour lutter contre les Grands Anciens et la menace de la Déesse Mère, d’autres aventures ont commencé cette année.

Dans le Berlin de 1936, un équipage improbable lutte contre les nazis et leurs soldats zombies. Une partie provisoirement interrompue, remplacé en plus petit comité par l’excellente Nuit des Chasseurs. J’ai fait jouer aussi – pour la quatrième fois – le seul scénario professionnel que j’ai vendu un jour (dans les années 80) : Poursuite Dans La Mort Blanche et je me suis remis aussi à l’Appel de Cthulhu, un vrai scénario, canonique, c’est-à-dire en Nouvelle Angleterre 1925.

Les très belles illustrations de Scythe…

Pour les jeux de plateaux, c’est plus morne : j’ai un peu lâché l’affaire (au moins côté achat de jeux), et je me laisse guider pour découvrir de nouveaux jeux : 23 parties l’an dernier avec, au-delà des toujours classiques Caylus, Balam, Antike, deux belles découvertes : Wir Sind Das Volk et Scythe.

Que les dieux du jeu soient aussi propices en 2018 ! Bonne année à tous !

Bilan 2016

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Ah ! L’Heroic Fantasy !

Autant le bilan cinéma est très faible (voir CineFast, juste à côté), autant cette année fut fastueuse pour le jeu de rôle : 27 parties cette année ! Ceci expliquant cela ? Probablement pas. Je ne vais presque plus au cinéma parce que le cinéma que j’aime n’y est plus représenté ; il est à la télé : Game of Thrones ou The Affair, dans des genres radicalement différents, mais qui pourtant ont un point commun ; des personnages solides, pas bâtis dans le carton dont on fait les Marvel.

Le seul parallèle que l’on puisse trouver, c’est que je n’ai trouvé meilleure représentation de l’heroic fantasy que dans le jeu de rôle ; seul endroit (mon imaginaire) où les châteaux ont l’air de châteaux, où les dragons sont des êtres dotés d’une âme, et où même les barbares en slip ont de l’humour et les princesse en bikini métal ont quelque chose dans la culotte, et dans le cerveau.

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Paul Dano, c’est bien aussi…

Bref, j’ai beaucoup joué cette année, surtout grâce à mes Maitres de jeu. Karl Ferenc a achevé une campagne de Delta Green et en a lancé une autre (6 parties au total). Certes nous croisons moins d’OVNI, mais nous rencontrons Paul Dano, c’est bien aussi.

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Cirande en été…

Gilles le Nautonier ne se contente pas de jouer à Warhammer, il anime sa campagne Cirande et comme il a beaucoup de temps libre, propose même 2 spinoff de sa propre campagne, ce qui nous permet de jouer à Moby Dick (les baleiniers) ou à Spartacus (les mineurs). 9 parties cette année.

Hadden ne masterise pas en ce moment (c’est un peu de ma faute) mais il n’a pas le temps ; il met la dernière touche à un récit de 400 pages dans le Vieux Monde ; tient une comptabilité précise de nos couronnes impériales ; estime les distances et les temps de trajet ; se renseigne sur les règles d’héritage au sein de la famille impériale. Bref, il est très occupé.

Le moins occupé, ce sont évidemment les joueurs purs et durs : Helmut et Jochen. Mais tandis que le premier affute ses piques contre son frère ou sculpte des gobelins dans le papier d’alu des barres de chocolat, l’autre s’interroge, au fond de la forêt de Fontainebleau ou sur les pentes du Kilimandjaro, sur ses possibles ascendances elfiques.

Warhammer : 10 parties cette année, et 10 ans de parties : 100 parties ?

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C’est beau Berlin en janvier (février)…

J’allais oublier trois autres joueurs, mais ils n’ont fait que 2 parties cette année : AG Beresford, dilettante New Yorkais qui promène sa carcasse depuis 1983 des rives du lac Michigan aux alpes italiennes en passant par les bas quartiers de Mombasa, Sigmund Winnick, mécano léniniste, et un petit nouveau, Marcel d’Abboville qui reprend le jeu de rôle après vingt ans d’absence. Les voilà partis dans Berlin 1936, une aventure dans les recoins de la riante Europe des années trente. J’avais promis de ne pas faire de Cthulhu ni de Conan, j’ai tenu parole. Jusque-là.

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Lifeboats, le Titanic en plus sec…

Côté JdP, le bilan est plus faible, 27 parties. Mais j’ai découvert – ou enfin joué – à des jeux très excitants : Splendor, la claque de l’année, à Meuterer, ou à MIL. J’ai gagné mon propre tournoi de poker, j’ai enfin pu jouer à Grand National Derby et à Lifeboats, deux excellents jeux. J’ai rejoué à Kremlin, à Caylus, à Shogun et à Cyclades… Et même au Monopoly où j’ai pris une claque mémorable, à la grande joie de mon fils. L’humiliation parentale est, rappelons-le, la vocation du Monopoly.

Bref, excellente année 2017 à tous, et un seul souhait : jouons !

Piste de score

piste-de-score« Il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux », disait Pierre Desproges. Toute la philosophie des joueurs est là, on est pas chez Pierre de Coubertin ; quand on joue c’est pour gagner. Comme le dit cet autre grand philosophe, mon fils en l’occurrence, qui vomit comme moi les Jeux Olympiques, « l’idée qu’on est là pour participer, c’est bien une idée de victime ! »

Bref, devant autant de testostérone, rien ne vaut la froide analyse des chiffres. Je garde donc précieusement mes scores sur une excellente petite appli sur iOS, C’est disponible ici.score-maniac

Simple à utiliser, elle permet surtout d’exporter sur Excel l’historique des parties. Et c’est important, depuis que j’ai perdu toutes mes parties sur Tric trac.

Donc les voici, mes nombreuses victoires au poker, mes défaites à Caylus, mais surtout, les défaites des autres : classement-jeu-au-31102016 !

Bilan 2015

Orsay-Rochegrosse-Le-chevalier-aux-fleurs-(Parsifal)

Les sirènes du jeu de rôle écartant du droit chemin le Chevalier Jehan des Plataux,
par Georges-Antoine Rochegrosse (1894)

Alors, à quoi a-t-on joué cette année ? Eh bien beaucoup plus au jeu de rôles, grâce à la motivation de mes MJs, sur Cirande et Delta Green, sur ma propre motivation à initier de nouveaux joueurs, via cet excellent scénario de Casus Belli rebaptisé Mulholland Case, et toujours la mobilisation de mes joueurs autour de la fameuse Campagne Impériale, qui fêtera sa dixième année en 2016 ! Ce qui fait 23 parties de jeu de rôles en 2015 :

9 Warhammer
5 Cirande
7 Delta Green
2 Mulholland Case

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Côté jeu de plateau, malgré un nombre équivalent (24 parties), c’est un peu en recul, du moins mentalement. Moins envie de jouer, aucun jeu acheté cette année, on a assuré quelques classiques (Caylus, Megawatts, Age of Steam) même si Splendor, une merveille de jeu court, offert en novembre, m’a ramené autour d’une table.

De fait, j’ai laissé les amis (Eric, Christophe, Philippe, Loïc) organiser des choses, ce qui m’a permis de d’essayer Bruxelles (bof), T.I.M.E Stories (rebof) mais aussi Goa, Bohnanza (super jeu très moche) et enfin découvrir en profondeur Battlestar Galactica, le seul coopératif qui m’intéresse…

En route pour 2016 !