Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Archive pour JdP

Bilan 2016

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Ah ! L’Heroic Fantasy !

Autant le bilan cinéma est très faible (voir CineFast, juste à côté), autant cette année fut fastueuse pour le jeu de rôle : 27 parties cette année ! Ceci expliquant cela ? Probablement pas. Je ne vais presque plus au cinéma parce que le cinéma que j’aime n’y est plus représenté ; il est à la télé : Game of Thrones ou The Affair, dans des genres radicalement différents, mais qui pourtant ont un point commun ; des personnages solides, pas bâtis dans le carton dont on fait les Marvel.

Le seul parallèle que l’on puisse trouver, c’est que je n’ai trouvé meilleure représentation de l’heroic fantasy que dans le jeu de rôle ; seul endroit (mon imaginaire) où les châteaux ont l’air de châteaux, où les dragons sont des êtres dotés d’une âme, et où même les barbares en slip ont de l’humour et les princesse en bikini métal ont quelque chose dans la culotte, et dans le cerveau.

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Paul Dano, c’est bien aussi…

Bref, j’ai beaucoup joué cette année, surtout grâce à mes Maitres de jeu. Karl Ferenc a achevé une campagne de Delta Green et en a lancé une autre (6 parties au total). Certes nous croisons moins d’OVNI, mais nous rencontrons Paul Dano, c’est bien aussi.

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Cirande en été…

Gilles le Nautonier ne se contente pas de jouer à Warhammer, il anime sa campagne Cirande et comme il a beaucoup de temps libre, propose même 2 spinoff de sa propre campagne, ce qui nous permet de jouer à Moby Dick (les baleiniers) ou à Spartacus (les mineurs). 9 parties cette année.

Hadden ne masterise pas en ce moment (c’est un peu de ma faute) mais il n’a pas le temps ; il met la dernière touche à un récit de 400 pages dans le Vieux Monde ; tient une comptabilité précise de nos couronnes impériales ; estime les distances et les temps de trajet ; se renseigne sur les règles d’héritage au sein de la famille impériale. Bref, il est très occupé.

Le moins occupé, ce sont évidemment les joueurs purs et durs : Helmut et Jochen. Mais tandis que le premier affute ses piques contre son frère ou sculpte des gobelins dans le papier d’alu des barres de chocolat, l’autre s’interroge, au fond de la forêt de Fontainebleau ou sur les pentes du Kilimandjaro, sur ses possibles ascendances elfiques.

Warhammer : 10 parties cette année, et 10 ans de parties : 100 parties ?

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C’est beau Berlin en janvier (février)…

J’allais oublier trois autres joueurs, mais ils n’ont fait que 2 parties cette année : AG Beresford, dilettante New Yorkais qui promène sa carcasse depuis 1983 des rives du lac Michigan aux alpes italiennes en passant par les bas quartiers de Mombasa, Sigmund Winnick, mécano léniniste, et un petit nouveau, Marcel d’Abboville qui reprend le jeu de rôle après vingt ans d’absence. Les voilà partis dans Berlin 1936, une aventure dans les recoins de la riante Europe des années trente. J’avais promis de ne pas faire de Cthulhu ni de Conan, j’ai tenu parole. Jusque-là.

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Lifeboats, le Titanic en plus sec…

Côté JdP, le bilan est plus faible, 27 parties. Mais j’ai découvert – ou enfin joué – à des jeux très excitants : Splendor, la claque de l’année, à Meuterer, ou à MIL. J’ai gagné mon propre tournoi de poker, j’ai enfin pu jouer à Grand National Derby et à Lifeboats, deux excellents jeux. J’ai rejoué à Kremlin, à Caylus, à Shogun et à Cyclades… Et même au Monopoly où j’ai pris une claque mémorable, à la grande joie de mon fils. L’humiliation parentale est, rappelons-le, la vocation du Monopoly.

Bref, excellente année 2017 à tous, et un seul souhait : jouons !

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Piste de score

piste-de-score« Il ne suffit pas d’être heureux, encore faut-il que les autres soient malheureux », disait Pierre Desproges. Toute la philosophie des joueurs est là, on est pas chez Pierre de Coubertin ; quand on joue c’est pour gagner. Comme le dit cet autre grand philosophe, mon fils en l’occurrence, qui vomit comme moi les Jeux Olympiques, « l’idée qu’on est là pour participer, c’est bien une idée de victime ! »

Bref, devant autant de testostérone, rien ne vaut la froide analyse des chiffres. Je garde donc précieusement mes scores sur une excellente petite appli sur iOS, C’est disponible ici.score-maniac

Simple à utiliser, elle permet surtout d’exporter sur Excel l’historique des parties. Et c’est important, depuis que j’ai perdu toutes mes parties sur Tric trac.

Donc les voici, mes nombreuses victoires au poker, mes défaites à Caylus, mais surtout, les défaites des autres : classement-jeu-au-31102016 !

Bilan 2015

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Les sirènes du jeu de rôle écartant du droit chemin le Chevalier Jehan des Plataux,
par Georges-Antoine Rochegrosse (1894)

Alors, à quoi a-t-on joué cette année ? Eh bien beaucoup plus au jeu de rôles, grâce à la motivation de mes MJs, sur Cirande et Delta Green, sur ma propre motivation à initier de nouveaux joueurs, via cet excellent scénario de Casus Belli rebaptisé Mulholland Case, et toujours la mobilisation de mes joueurs autour de la fameuse Campagne Impériale, qui fêtera sa dixième année en 2016 ! Ce qui fait 23 parties de jeu de rôles en 2015 :

9 Warhammer
5 Cirande
7 Delta Green
2 Mulholland Case

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Côté jeu de plateau, malgré un nombre équivalent (24 parties), c’est un peu en recul, du moins mentalement. Moins envie de jouer, aucun jeu acheté cette année, on a assuré quelques classiques (Caylus, Megawatts, Age of Steam) même si Splendor, une merveille de jeu court, offert en novembre, m’a ramené autour d’une table.

De fait, j’ai laissé les amis (Eric, Christophe, Philippe, Loïc) organiser des choses, ce qui m’a permis de d’essayer Bruxelles (bof), T.I.M.E Stories (rebof) mais aussi Goa, Bohnanza (super jeu très moche) et enfin découvrir en profondeur Battlestar Galactica, le seul coopératif qui m’intéresse…

En route pour 2016 !

Caylus, 40 parties plus loin…

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Une petit coup d’œil au stats ne fait jamais de mal, et voilà donc que j’ai 41 parties de Caylus au compteur, selon Tric Trac : 16 parties en édition Deluxe, 1 partie sur la boite originale offerte au jeune Hadden, et 24 parties sur iPhone, un adversaire pas négligeable… plus quelques parties en lignes sur BSW.

Découvert sur Tric Trac en 2007, le jeu de William Attia m’avait violemment rejeté. Ses règles étaient incompréhensibles, sèches comme un énoncé d’un devoir de math. Où était mon merveilleux moyen âge là dedans ? Il a fallut que la collectionnite passe par là (un exemplaire Deluxe, illustré par l’indispensable Mike Doyle) était à la vente chez Variantes) et que le jeu de rôle, comme d’habitude, vienne sauver la cheerleader : je ne jouerais sûrement jamais à Caylus, mais je voyais bien ce que j’allais faire de ces magnifiques deniers dans ma campagne Warhammer.

Mais en 2008, je fis une première partie, dans le cadre du cadeau évoqué ci-dessus. Je me classais deuxième, derrière Conrad (normal, personne ne se classe devant Conrad) et découvrais le jeu par la même occasion. Contrairement à mes autres petits camarades, qui trouvèrent ça bien compliqué et ne ressortirent plus la bête.

Depuis, l’histoire d’amour se prolonge. Je ne vais pas vous refaire l’article, il est là : https://planetarrakis.wordpress.com/2008/09/28/caylus-jeu-du-roi-roi-des-jeux/
J’ai initié beaucoup de joueurs à la merveille (25PV). Et tous sont devenus accros, au point de préférer souvent « un p’tit Caylus » à une autre initiation… Le fiston (11 ans) est passé aussi de l’autre côté des murailles (4PV) et me fait parfois la faveur (1 Tissu, 1 denier) de me laisser gagner.

Caylus, journal d’un testeur

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Quand on s’intéresse aux jeux, et en particulier aux jeux de plateau, leur genèse est toujours passionnante.

Pourquoi l’auteur a-t-il mis en place tel mécanisme ? Pourquoi achète-t-on des Centrales dans un sens à Mégawatts, et les sources d’énergie dans le sens inverse ? Pourquoi Méditerranée a un nombre de tours fixes et Serenissima, sa réédition, a un nombre de tour aléatoire ?

pic232604Grunt à l’ouvrage

La plupart de ces questions restent sans réponse, à moins d’avoir la chance de rencontrer l’auteur ou l’éditeur sur un salon.

Mais sur Caylus, le chef d’œuvre de William Attia, on a la chance d’avoir le Journal d’un testeur. Grunt, bien connu des forumistes de TricTrac, a pris des notes pendant toute la phase de test. Il raconte les évolutions au jour le jour, partie après partie, ce qui marche et ce qui ne marche pas, et ce qui va être conservé, ou pas. il a aussi un un très intéressant blog sur les jeux de société, A la Carte.

Ce document très étonnant est une lecture indispensable pour tout joueur de Caylus. Pour ceux qui ne jouent pas à Caylus, cela risque d’être un peu abscons, mais comment se fait-il que vous ne jouiez pas encore à Caylus ?

Aide de Jeu pour Serenissima

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La bataille de Lépante, 1571, qui opposa turcs et chrétiens et mit fin à l’expansionnisme ottoman

Dans les années 80, Dominique Ehrhard signa un jeu culte : Méditerranée. A l’époque, le jeu était révolutionnaire : court (1h30-2h), peu combatif (il est tout aussi important de commercer avec l’adversaire), peu hasardeux (seuls les combats sont aléatoires), Méditerranée est vite devenu une référence. Mais son auteur voulait l’appeler Serenissima, au nom évidemment de l’illustre Venise.

Mais Descartes, l’éditeur, préféra le nom plus simple – et moins international – de Méditerranée.

Réédité,  Dominique Ehrhard est enfin entendu : son Serenissima est dans les bonnes mains d’Ystari, la maison de Caylus, et sous la houlette de Cyril Demaegd, fan de la première heure de Méditerranée.

pic1315336_mdLa Roue du Doge, qui permet de choisir sa place dans le tour de jeu

Les (quelques) défauts ont été corrigés : pas de combats obligatoires au dernier tour, pas de fin prévisible, des batailles navales plus hasardeuses, et un tour de jeu modernisé grâce  à l’astucieuse « Roue du Doge » qui permet de choisir sa place dans le tour.

Tout est là, dans cette Aide de Jeu : Serenissima

Aide de jeu pour Citadelles

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Citadelles est l’un des grands jeux de Bruno Faidutti, si ce n’est le plus grand. Le tout contenu en quelques cartes et une vingtaine de pièces d’or.

Citadelles réutilise le principe des rôles de Meuterer, le jeu de Marcel-André Casasola-Merkle, un auteur que j’aime beaucoup, sûrement  parce qu’il est aussi un très bon graphiste et illustre lui-même ses jeux (il est aussi l’auteur de Taluva et Verräter).

Le principe est simple : on doit construire des bâtiments (des cartes) qui coûtent un certain nombre de pièces d’or et qui, à la fin, rapporteront le même nombre de points de victoire. A son tour on peut prendre de l’argent ou des cartes, et construire un bâtiment.

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C’est là que les rôles interviennent : on en choisit un avant de jouer, et celui-ci va bousculer la belle mécanique mise en place : l’Assassin va empêcher un adversaire de jouer, le Voleur dérober son argent, l’Architecte construit deux bâtiments, etc.

Bref, un jeu diablement malin, tous publics, une excellente initiation au jeu de société moderne.

Mais comme la règle est écrite tout petit, j’ai fait cette aide de jeu, bien plus lisible ! Citadelles