Planet Arrakis

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Archive pour Batelier

Marco Orsini, un PNJ pour l’Empire en Flammes

Marco est l’un des fils Orsini, de modestes négociants en vin de Tilée. Plus aventureux que ses frères, il a décidé d’emprunter la Bruissante pour aller vendre son vin aux « imperiali ». Il se promène avec son chariot, ses échantillons de vin rouge pétillant, et son serviteur Francesco. Les affaires sont modestes pour le moment, mais bon, « c’est hiver ! »

Il a croisé nos amis à Ballenhof et leur a demandé, avec son fort accent, le moyen de partir vers Nuln ou Hochsleben.

Mais nos amis sont occupés à d’autres tâches, ce qui les rend volontiers paranoïaques. « Pas possible ! » répond Helmut, catégorique, avant de s’éloigner. Le tiléen devra trouver des bateliers plus compréhensifs.

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Sur la route de Hochsleben, le Reik Supérieur (4/5)…

Après Pfeildorf, le Reik devient enfin un fleuve normal. D’une largeur respectable (entre deux cent et cinq cent brasses), aux rives désormais quasi désertes, coincées entre la forêt touffue de l’Averland et les champs du Wissenland, champs qui se tarifient plus on remonte le fleuve.

De loin en loin, seul témoignage d’une fragile activité humaine, les villages se collent au fleuve. De la simple auberge-relais adossée à la forêt, à la petite bourgade de plusieurs centaines d’habitants, le fleuve étend ainsi son emprise sur cent lieues, jusqu’aux contreforts du Bout du Monde, et la dernière ville : Hochsleben, la Cité des Adieux.

 

Colmfähre, village wissenlandais au bord du Reik

On peut ainsi s’arrêter à Colmfähre, minuscule assemblage de trois cabanes, ou l’on peut néanmoins accoster, et se refournir ne pain ou en gibier. Mais goûter aussi l’hospitalité d’un tout petit village comme Maüchen. Dans la brume inquiétante de l’hiver, un garde veille, emmitouflé dans une couverture, une épée courte dans une main, une lanterne allumée dans l’autre. Mais nos amis n’en ont cure, ils partent se réfugier à L’Orée du Bois, l’accueillante auberge tenue par Ilse Schönebrunn.

Jürgen Stoffer, Garde de nuit à Maüchen

Mais il faut repartir. Pendant quelques jours, on se croit loin de la civilisation quand soudain, dans le soleil couchant, on aperçoit le magnifique îlot d’Ellwangen, qui démontre, s’il le fallait l’incroyable ténacité de l’humanité, capable de s’installer n’importe où, même au milieu du Grand Fleuve.

Ellwangen, la perle méconnue du Reik

Le soir, on arrive à Ballenhof. Les petites lumières du  bac traversent le fleuve. Il fait la jonction entre la ville wissenlandaise et la route de Nuln, situé sur la rive averlandaise, et la route du Nord, qui remonte vers Heideck, Averheim, et le Stirland. Le village de Ballenhof est modeste, constitué de simples baraques en bois. Mais il y a là auberges en quantité pour accueillir les voyageurs, et des relais de diligence. On y trouve même le Bailli, Gros Ben, en pleine discussion avec ses administrés.

Osterzell, porte de la Tilée

Mais c’est quand on dépasse Osterzell qu’on comprend qu’on arrive aux confins du monde. De gigantesques montagnes plongent à pic dans le fleuve, signalant la Staffel, la porte vers le sud et la Tilée.

Si on continue vers l’est, on arrive au bout du Reik. Un vent froid et sec souffle des montagnes environnantes, car voici le bout du voyage : Hochsleben.

Sur la route de Hochsleben, Pfeildorf (3/5)…

Les rues multicolores de Pfeildorf sont une des curiosités de l’Empire
(crédit Photo : DR, Musée de la carte postale, Altdorf)

 

ATTENTION SPOILER

Nous voilà donc Pfeildorf, capitale du Wissenland. Elle abrite le palais de la Grande Baronne Etelka Topenheimer. La ville est riche, car située au cœur d’une plaine cultivée intensivement de blé. Ce n’est pas pour rien qu’on parle du Wissenland comme le « grenier de Nuln ». Du port  partent toutes les productions de la ville, l’étain et l’argent des mines ziflinides, les bijoux des joailliers nains, mais aussi les chevaux de l’Averland – sur l’autre rive -, sans oublier la Tilée, droit au sud. Les quais de Pfeildorf, par ce matin brumeux de décembre, semblent accueillir une centaine de péniches.

Nos amis, coincés par le manque de vent, vont donc en profiter pour explorer Pfeildorf. Premier choc, ces maisons multicolores qui côtoient des maisons en ruine, traces encore vivante du grand incendie de 1493. De maison brûlée en maison brûlée, on tombe sur un incendie bien plus récent, l’Auberge du Saumon, ancienne propriété d’Aloysia Freund, un des contacts de la Main Pourpre de Randolph Vogt.

On renseigne vite nos amis : Frau Freund sert de nourriture aux corbeaux, dans une cage de fer exposée sur l’autre rive. Elle a été brûlée pour hérésie, elle et ses amis adorateurs de Tzeentch.

Il n’y rien de bon ici pour la Chance du Graf. Et d’ailleurs, le vent se lève…

Martin et Gisela Schneider, 2 PNJs pour la Campagne Impériale

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Martin et Gisela Schneider, Tableau sur bois,
auteur inconnu,
Eglise Saint Kristof, Unterkönig


Martin est Nautonier de son état. Au chômage, il n’y a plus beaucoup de trafic sur le fleuve maintenant qu’Altdorf persécute les ulricains. Le commerce est au point mort et les bateaux stationnent à Eichbrück, tout au bout de la Delb. Aussi, quand la moindre opportunité de travail se présente, il faut la saisir aussitôt. Comme ces Middenlandais qui étaient avec la comtesse la semaine dernière, et qui repartent vers le sud. Les fous !

Peu importe, il y a là un bon parti à saisir. Ils vont peut-être le rapprocher de sa femme, Gisela ; il vient de se marier avec cette boulangère d’Unterkönig. Mais ces hommes lui font une autre proposition : tu nous emmènes là où l’on te dira, et tu pourras garder notre péniche. Il faut que je demande à ma femme, répond-il.

Quelques jours après on fait affaire. Dans le couple Schneider c’est Gisela qui porte la culotte ; elle négocie pied à pied. Elle veut la péniche mais aussi embarquer dessus (on n’est jamais trop prudente) et elle veut le droit de faire commerce avec.

D’accord, répondent les middenlandais. Mais si vous êtes  obligés d’aller loin avec nous, on ne vous paiera pas du tout, car vous ferez beaucoup plus de commerce… cela sembla juste. On tape dans la main et l’accord est signé. Entre-temps la Santa Maria est devenu la Lorelei, pour cacher l’identité de leur propriétaire.

Quelques semaines plus tard, après d’autres rebondissements, elle devient Graf Gisela, mais c’est une autre histoire.

Règles de navigation

Une grosse partie de la Campagne Impériale se déroule sur le Reik, et il faut donc souvent se servir d’une péniche. Voici ma version d20 des règles de navigation (cf. version originale du Capitaine Frakas), plus la table de incidents possibles…