Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Archive pour Fiche de personnage

My character sheet ? I like it dirty !

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En classant quelques affaires de ma Campagne Impériale – mon classeur commence à rendre l’âme – j’ai réalisé que j’avais beaucoup de mal à transférer mes affaires, du vieux vers le neuf. Ce qui m’amène à m’interroger sur le fétichisme des joueurs pour leur fiche. Pourquoi garder de vieilles fiches, sales (voir ci-dessous) ? Des fiches toutes sales, pleines de ratures, et qui commencent à prendre la consistance du parchemin ?

IMG_3754La fiche de Jochen, bûcheron

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La fiche de Hadden, bûcheron

IMG_3756La fiche de Helmut, boucher

IMG_3755La fiche de Konrad, nautonier

On pourrait informatiser tout ça, le mettre sous Excel, ça simplifierait les calculs du MJ, et il suffirait de réimprimer la fiche à chaque actualisation. Je l’ai déjà proposé à mes joueurs ; ils ont tous refusé violemment. Ils veulent garder leur fiche. LEUR fiche. Avec les taches de vin, de bière, et de chocolat… Avec les multiples ratures et la case « points de vie » qui menace de devenir un trou, tant elle a été gommée de nombreuses fois… Ce qui a aussi l’avantage de rendre illisible cette fameuse case, ce qui peut toujours être utile*.

Mais surtout, cette fiche c’est la vie. La vie de leur personnage évidemment, 10 ans de Warhammer sur une simple feuille A4. Les niveaux qui montent, les PV avec, cette blessure à la jambe, cet anneau orange trouvé sur la sorcière de la Main Pourpre, et cette épée remise solennellement lors de l’adoubement aux Chevaliers Panthères.

Mais cette fiche, plus simplement, c’est leur vie. Une partie de leur vie du moins, et pas la pire. 10 ans de parties, d’amitié, de rigolades, d’engueulades, 10 × 12 parties de 4 heures. 28 800 minutes. 2 Millions de battements de cœur.

Et 20 de nos 30 000 jours sur Terre.

 

* – Combien il te reste de PV ?
– Euh, beaucoup !

Vincent Polignac, un personnage pour Te Deum pour un Massacre

Vincent PolignacHola, l’ami ! Souffrez que je me présente : je suis Polignac, Vincent Polignac. Ancien assistant avocat au barreau d’Orléans et présentement précepteur de la famille Lamont.

La trentaine bien portante, je suis né à Auneau, près de Chartres, au sein des vertes prairies de la Beauce. Mon père était secrétaire auprès du Bourgmestre de Chartres, aussi ai-je passé le plus clair de mon temps auprès de ma mère, Juliette, une femme autoritaire et butée, (et dont j’ai probablement tiré le caractère fougueux que l’on me connaît). Je tiens d’elle ses cheveux blonds, ses yeux cendrés, et la taille, de cinq pieds et quelques pouces.

Mon enfance s’est déroulée paisiblement à la maisonnée, auprès de ma sœur cadette Denise, et les jeux que tous les enfants connaissent. Les quilles, la pêche, la nage. Le soir, je me réfugiais dans la lecture, et le livre que mon père s’était offert, l’Enéide de Maître Virgile. Les victoires de Priam et d’Hector furent mes meilleurs chemins pour l’apprentissage de la lecture, des déclinaisons latines, et de la cosmographie antique. Il y avait aussi une Bible chez le curé d’Auneau, et il me laissait la lire et la relire, inlassablement, après la messe. La vie exemplaire de notre seigneur Jésus Christ, le courage de sa mère Marie, la vie des Saints était une source d’inspiration. Je m’imaginais revivant le martyre de Saint Pierre, crucifié la tête en bas, sous l’empereur Néron, ou de Saint Barthélemy, écorché vif, et décapité…

Devant ces dons, avec le soutien de Monsieur l’évêque de Chartres, je pus rejoindre le collège, puis l’université à Orléans. Je remerciais bien mal mes bienfaiteurs en participant à une rixe dont je dois avouer que je fus le principal instigateur.

Malheureusement, celle-ci tourna mal pour une dizaine de mes compagnons. L’un faillit même perdre la vie. Loin de me calmer – folie de la jeunesse – elle m’incita à écrire un violent pamphlet contre la Réforme (des jeunes réformés étant à l’origine de ma sainte colère), pamphlet dont je regrette les mots aujourd’hui, même si j’en connais encore par cœur la tournure.

Mon arrivée à Orléans me fit le plus grand bien. L’université, les humanités, la découverte du monde antique me fascina. Et, dois-je le dire, me détourna quelque peu de mes excès religieux. Il existait autre chose, par delà les enseignements du Christ. Un monde mystérieux, un monde d’avant, aujourd’hui disparu. Sparte. Athènes. La guerre du Péloponnèse, de Thucydide. Les discours de Cicéron. L’organisation parfaite de la République Romaine. Ces grands anciens qui avaient tant façonné l’histoire, source d’inspiration des rois, jusqu’à notre bien aimé Charles IX.

Je fus rapidement à l’aise avec ces auteurs, que je connaissait et récitait par cœur dans les tavernes, ou sur le marché d’Orléans. C’est ainsi que je rencontrai mes premiers amis, et mes premiers amours, comme par hasard italiens : Girolamo et Lucrecia, tous deux comédiens en tournée. Girolamo consacra des soirées entières à me raconter les peintures des églises Vénitiennes, et Lucrecia m’initia à d’autres mystères.

Mais l’événement le plus frappant de ces années estudiantines fut sûrement la controverse de Saint-Pierre-des-Corps. Un de mes professeurs, huguenot, mais très respecté qui enseignait l’arithmétique fut pris à parti. Accusé d’hérésie, il aurait souillé une hostie consacrée et l’aurait fait avaler de force au curé de Saint-Pierre-des-Corps. Ses étudiants assistèrent à son procès, goguenards, réjouis à l’idée que ce professeur aux notes implacables passait lui aussi en conseil de discipline.

Pour ma part, je compris vite que l’affaire était grave. Mon professeur risquait le bûcher. Pourtant, faisant preuve d’une rare éloquence, il convoqua tout à la fois les faits et le droit pour démontrer l’iniquité du procès et l’emporta. Sortant du tribunal où  nous le portîmes en triomphe – ah, l’inconstance de la foule ! – je sus ce que je voulais faire : devenir avocat. Plus question de partir sur les routes avec Lucrecia pour jouer quelque mystère napolitain, je jouerais une toute autre pièce : La comédie du pouvoir.

Vincent Polignac est joué par Paul Moud Ubid, sa fiche de personnage de Polignac est ici… et cette bio en pdf est là…

Adrien de Lamont, un personnage pour Te Deum pour un Massacre

Adrien de LamontAdrien de Lamont nait en l’an de grâce 1541.

Élevé par sa nourrice, une jeune mère abandonnée, il est un garçon solitaire, rêveur et étourdi, dont le meilleur ami est un chat nommé Tiego, en référence à son frère aîné Gauthier, une brute épaisse qu’il méprise et ignore dès son plus jeune âge.

Ses principales activités sont ainsi solitaires : il aime se cacher, particulièrement au sein des cabanes qu’il se construit dans les arbres.

Son rang lui permet d’avoir son propre précepteur à domicile. Celui-ci, « aimant », l’initie à l’observation des constellations, exercice qu’ils pratiquent à la nuit tombée, dans les hauteurs de Lamont.

Futur gentilhomme, il fréquente dès son plus jeune âge les salles d’armes. Au cours d’un entrainement, il affronte en duel un petit prince de sang qu’il humilie en le faisant tomber dans une flaque de boue. Adrien explose de rire devant l’assistance, ce qui le contraint par la suite à devoir faire des excuses publiques à sa victime.

Cet épisode le marque durablement et par esprit de contradiction, il décide, à partir de là, de ne pas manquer une occasion d’exercer son insolence et son sens de l’intimidation.

Malgré tous les enseignements de son précepteur, il est toujours resté étranger à la foi et au catholicisme, et notamment à toutes les prises de position et aux contraintes que cela implique.

Et ce n’est pas l’émeute de moines papistes auquel il échappe de peu à l’âge de 14 ans avec sa famille qui le convainc du contraire : les Lamont assimilés à tort à des réformistes évitent le massacre en se réfugiant dans les bois aux alentours du château tandis qu’une partie de l’édifice est vandalisée. Fort heureusement, l’arrivée du vieil aristocrate Hercule de Roubaix, venu prendre en charge Adrien pour en faire un écuyer, fait fuir les émeutiers.

Vieil ami de son père François, Hercule, qui devient non seulement une nouvelle autorité paternelle mais aussi un véritable ami pour Adrien, forme bien sûr ce dernier aux devoirs et aux tâches d’un écuyer, occasion pour lui de lui transmettre sa passion pour les chevaux et de faire d’Adrien un parfait cavalier.

Mais au-delà de ça, rompu à toutes les courtisaneries, Hercule encourage Adrien, par son charisme et son comportement, dans son ambition à devenir une future éminence grise à la Cour. Au quotidien, Hercule lui apprend à faire du langage et du secret des armes aussi utiles qu’une épée et un bouclier … mais aussi à combiner cet art avec des efforts physiques conséquents : Adrien se voit confier la mission de porter un message à l’un des contacts d’Hercule … le contraignant à parcourir à cheval près de 100 lieues aller-retour dans une journée.

Adrien devient ainsi un homme mêlé, apte à devenir un officier et sans obligation de travailler. Sans attache de cœur, il découvre les plaisirs de l’amour avec une fille de joie.

Désormais âgé de 20 ans, sa formation d’écuyer étant achevée, Adrien choisit de retourner sur ses terres, et ce d’autant plus que son père vient le mander de revenir au plus vite, sa santé était devenue subitement chancelante.

Le père ayant toujours été sans ambiguïté sur la succession, malgré la bêtise avérée de Gauthier, Adrien sait qu’il ne peut rien attendre de la « suite » et n’aspire de toute façon qu’à saisir la moindre opportunité de monter à Paris afin de se rapprocher de la Cour.

Mais ses plans sont quelque peu chamboulés par ce que son père lui apprend sur son lit de mort dans la seule confession qu’il lui aura faite de toute sa vie : après avoir fait le seuil – ô ironie – d’une reconversion de Gauthier, malgré la sollicitation d’un précepteur de l’Université d’Orléans nommé Vincent Polignac, François confie à Adrien la mission de se mettre au service d’un parrain connu mais jamais vu, Étienne de la Cassière, et de lui porter par la même occasion 9 des 10 livres grecs que François a en sa possession, sans qu’Adrien ne sache ni comment, ni pourquoi.

Le défi est de taille : la seule indication précise dont dispose Adrien est que les terres de la Cassière sont à 6 jours de Lamont mais il sait aussi qu’Étienne est un infatigable voyageur et donc qu’il n’a aucune certitude de le croiser, même s’il parvenait à rejoindre son domaine.

Adrien de Lamont est joué par Ludo Fulci, sa fiche de personnage de Lamont est ici… et sa bio en pdf ici.

Ça a de la gueule…

lamont

…une fiche de personnage à Te Deum pour un Massacre !

Tout a commencé par une conversation de comptoir au Frog & Library, près de la Bibliothèque François Mitterrand… Paul Moud Ubid et Karl Ferenc discutait gaiement de la licence Batman, quand soudain, ils découvrent – après dix ans d’amitié – que le type en face était rôliste !! Advanced Dungeon & Dragons, Appel de Cthulhu, Réseau Divin, Château Falkenstein, Vampire et Warhammer pour Paul Moud Ubid, Star Wars, Appel de Cthulhu, Shadowrun, Pendragon pour Karl Ferenc, qui vous l’aurez compris, a aussi joué à James Bond*.

Bref, après les dénégations d’usage (« plus de temps, ma femme-mes gosses, lire 400 pages non merci »), et un tour chez les principaux dealers du triangle d’or (Starplayer, Oeuf Cube, Jeux Descartes), Karl Ferenc a resombré. Pire, il initie à la drogue dure de l’entertainement un mineur : le jeune Fulci, dont on voit ici la jolie fiche de Te Deum.

Car c’est joli, une fiche de Te Deum. Plus joli qu’une fiche de D&D, en tout cas, déssinée par les Comptables de la Côte.

Bref, on reparlera bientôt dans ces colonnes des aventures d’Adrien de Lamont, gentilhomme auvergnat, et Vincent Polignac, Précepteur beauceron…

Stay tuned, comme dirait Catherine de Medicis…

* pour les jeunes lecteurs de ce site, et ils sont nombreux, croyez moi !, Karl Ferenc est un personnage créé pour le JdR James Bond. Pour de sombres histoires de licence, il était impossible d’utiliser le nom de Ernst Stavro Blofeld, ainsi que son organisation. Le SPECTRE devint donc T.A.R.O.T.

Nicollo Machiavelli, vrai-faux PNJ du Pouvoir Derrière Le Trône

Niklaus MachiavelliParlons du vrai, déjà.

Nicolas Machiavel est un homme politique italien, premier secrétaire des Dix de Florence, quand la ville était encore une république. Avec l’arrivée des Médicis au pouvoir en 1500, Nicolas Machiavel est emprisonné et torturé. Finalement libéré, il se réfugie chez lui, à Sant’Andrea in Percussina, et décidé à coucher sur le papier tout ce qu’il appris du pouvoir, et des hommes qui nous gouvernent. Il en tirera un livre qui fera sa renommée, et sa malédiction : Le Prince.

Malédiction, car le livre est aussitôt mis à l’index par l’Eglise, ; Machiavel y a le mauvais goût d’expliquer que la religion et les valeurs morales n’ont rien à faire dans l’action de gouverner ; qu’il importe de se préoccuper d’abord du peuple, et de ses alliés, pour assurer et conserver le pouvoir. Pire, il démontre cette théorie avec… le Pape ! Ces valeurs morales, Jules II prétend les avoir, mais n’en respecte aucune (ce qui convient parfaitement à Machiavel, car ainsi, le pape  exerce parfaitement son pouvoir).

©FSN/LeemageLongtemps interdit, le livre de Machiavel a gardé cette réputation sulfureuse jusqu’à nos jours, où l’on affuble du qualificatif « machiavélique » des conseils qui s’avèrent plutôt démocratiques…

Une relecture plus intelligente de l’œuvre de Machiavel (qui a écrit aussi un Art de la Guerre, façon Sun Tzu chez les Romains, une monumentale Histoire de Florence, des pièces de théâtre) a commencé au Siècle des Lumières, et se poursuit aujourd’hui…

***

Mais en parlant de Pouvoir, passons Derrière le Trône, le fabuleux opus 3 de la fameuse Campagne Impériale de Warhammer. Passons au PNJ Machiavel. J’ai fait de Nicollo Machiavelli le conseiller d’Heinrich Todbringer, remplaçant par là-même l’espionne Nastassia Heiss dans le scénario original.

Niccollo, ambassadeur des Provinces Unies de Tilée, s’est incrusté à Middenheim où il a décidé de parier sur le Bâtard, seul candidat sérieux à ses yeux à la succession du Graf. Il fait son éducation, l’aide à nouer des alliances avec la Tilée, avec les nains et avec Nuln (où il fait acheter des pièces d’artillerie), bref, c’est le consigliere parfait.

Quand les personnages le rencontrent, Nicollo est en mauvaise posture dans une auberge-relais sur la route de Middenheim. Il refuse de céder sa place à quatre ruffians, car « il est en train de travailler à quelque chose de très important » (il s’agit évidemment d’Il Principe, dont le manuscrit sera difficilement déchiffré pour quelqu’un ne parlant pas tiléen). Il se promène avec de mystérieux objets : un gros cylindre d’un mètre de diamètre sur vingt cinq centimètres de haut. Et d’un coffre de plomb, très lourd, d’où suinte une étrange poussière bleue. Vos joueurs, comme les miens, peuvent passer un certain temps sur le sujet, avant de découvrir qu’il s’agit d’un fromage tiléen (parmigiano) et d’un pigment « Bleu de Tilée », qui sert aux frères Lippi, qui repeignent le retable de la cathédrale d’Ulric en vue du Carnaval.

Nicollo Machiavelli est aussi un expert en poisons, comme tout tiléen qui se respecte.

Voici sa fiche (à venir), et aussi ce qu’il pense des PNJs du Pouvoir Derrière le Trône et ce que ceux-ci pensent de lui (à venir).

Jeu de rôles enfants Star Wars

Vous voulez faire jouer vos enfants aux jeux de rôles ? Leur faire découvrir le Grand Jeu ? en utilisant Luke, D2R2, Dark vador ou Jar Jar Binks ? non pas Jar Jar Binks ! J’utilise pour ma part le système R.E.V.E.S développé par la Fédération Française de Jeu de Rôles, dont vous trouverez les grandes lignes ici.

Et si vous voulez jouer à Star Wars ? Voilà déjà quelques fiches de personnages, de monstres :
Boba Fett

Dark vador
Amidala
Chewbacca
D2R2
Han Solo
Jedi girl
Jedi girl 2
Leia
Z6PO
Gamorréens
Jabba
Twilek

et les inévitables Stormtroopers

Jeu de rôles enfants, le matériel générique

Vous voulez faire jouer vos enfants aux jeux de rôles, et vous trouvez ça compliqué ? Prenez donc le système R.E.V.E.S développé par la Fédération Française de Jeu de Rôles, dont vous trouverez les grandes lignes ici.

En deux mots, les personnages sont définis par des caractéristiques : Force, Résistance, Agilité, Perception, Éducation qui sont elles-mêmes définies par des qualificatifs (Faible, Moyenne, Bonne, ou Excellente)

Pour résoudre une action, il suffit de qualifier aussi cette action : est-elle Facile ? Moyenne ? Difficile ? ou Héroïque ?

Et grâce à un seul tableau de résolution, le joueur sait quel chiffre il doit dépasser sur le dé pour résoudre cette action.

Par exemple, Frodon est Faible en Force, tandis que Aragorn est Excellent en Force. S’ils doivent sauter tous les deux le même précipice (Difficulté « Moyenne »), Frodon devra faire un 9 ou plus sur un dé à 12 faces (ou deux dés normaux) tandis qu’Aragorn n’aura que 3 à faire…

Simple, non ?

Les règles en PDF

Une fiche de personnage type
Le tableau de résolution des actions, avec la synthèse des règles