Planet Arrakis

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Archive pour guide

Grenzstadt, la dernière auberge avant la fin du monde

Grenzstadt, sous le Croc (vue d’artiste)

 

Peu de citoyens de l’empire s’aventurent jusqu’à Grenzstadt, la dernière cité humaine avant le « Bout du Monde », cette gigantesque chaîne de montagne qui barre les limites orientales de l’Empire. Au cœur des montagnes, les antiques cités naines, abandonnées depuis des éons, et au-delà, quoi ? Le chaos ?

Mais Grenzstadt est loin de tout ça, à au moins quatre jours de marche jusqu’à la Passe du Feu Noir, célèbre bataille où le jeune Sigmar se couvrit de gloire contre les Peaux-Vertes. Grenzstadt est certes au bout de la route, mais c’est une petite cité minière, prospère pendant l’été, et au ralenti pendant l’hiver. Collé au Croc, le premier pic des Montagnes Grises, elle aligne ses cabanes de bois modestes mais confortables, le long de rues qui n’ont pas de nom, mais juste des numéros ; première rue, seconde rue, tierce rue…

Et puis domine, creusé dans le granit, le Temple Noir de Grugni, seul rappel de l’héritage nain. Le temple n’a rien de spécial, il ne subsiste aucun ornement, mais seul sa taille impressionne le voyageur : sa nef monte jusqu’à vingt-quatre coudées…

 

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Sur la route de Hochsleben, la Cité des Adieux (5/5)…

Hochsleben, c’est deux villes en une : la ville minière, la fin de la silberwek, le chemin de l’argent, de l’étain et de l’or qui irrigue l’empire et la Cité des Adieux, là où Sigmar fit ses derniers pas en terre humaine.

C’est, en effet ici, le dernier endroit navigable du Reik Supérieur. Après, le fleuve se jettent dans de terrifiantes chutes et devient le Reik bleu, un vaste torrent qui remonte dans la montagne elle-même. Ces chutes sont séparées par un minuscule promontoire, qui tient vaillamment tête aux tonnes d’eau qui dévalent. Au sommet de ce promontoire, un minuscule oratoire : l’Oratoire de Sigmar ! Le dernier endroit du monde des hommes où Sigmar a posé le pied. Lieu incontournable et vénéré.

A tel point que des hobbits, dont la famille Brandebouque, proposent des barques pour emmener les fidèles jusque là, dans les grondements du Reik.

Le promontoire de Sigmar vu du Reik bleu

En haut du rocher on trouve, ça et là, des marques gravées, plus ou moins effacées selon leur ancienneté, signes du passage de nombreux pèlerins. L’émotion est palpable, on voit des hommes toucher la pierre, et des femmes pleurer…

Mais le vent du Nord tombe de la montagne, et amène sur les chutes un crépuscule de plomb.

Il est temps de rentrer.

Sur la route de Hochsleben, le Reik Supérieur (4/5)…

Après Pfeildorf, le Reik devient enfin un fleuve normal. D’une largeur respectable (entre deux cent et cinq cent brasses), aux rives désormais quasi désertes, coincées entre la forêt touffue de l’Averland et les champs du Wissenland, champs qui se tarifient plus on remonte le fleuve.

De loin en loin, seul témoignage d’une fragile activité humaine, les villages se collent au fleuve. De la simple auberge-relais adossée à la forêt, à la petite bourgade de plusieurs centaines d’habitants, le fleuve étend ainsi son emprise sur cent lieues, jusqu’aux contreforts du Bout du Monde, et la dernière ville : Hochsleben, la Cité des Adieux.

 

Colmfähre, village wissenlandais au bord du Reik

On peut ainsi s’arrêter à Colmfähre, minuscule assemblage de trois cabanes, ou l’on peut néanmoins accoster, et se refournir ne pain ou en gibier. Mais goûter aussi l’hospitalité d’un tout petit village comme Maüchen. Dans la brume inquiétante de l’hiver, un garde veille, emmitouflé dans une couverture, une épée courte dans une main, une lanterne allumée dans l’autre. Mais nos amis n’en ont cure, ils partent se réfugier à L’Orée du Bois, l’accueillante auberge tenue par Ilse Schönebrunn.

Jürgen Stoffer, Garde de nuit à Maüchen

Mais il faut repartir. Pendant quelques jours, on se croit loin de la civilisation quand soudain, dans le soleil couchant, on aperçoit le magnifique îlot d’Ellwangen, qui démontre, s’il le fallait l’incroyable ténacité de l’humanité, capable de s’installer n’importe où, même au milieu du Grand Fleuve.

Ellwangen, la perle méconnue du Reik

Le soir, on arrive à Ballenhof. Les petites lumières du  bac traversent le fleuve. Il fait la jonction entre la ville wissenlandaise et la route de Nuln, situé sur la rive averlandaise, et la route du Nord, qui remonte vers Heideck, Averheim, et le Stirland. Le village de Ballenhof est modeste, constitué de simples baraques en bois. Mais il y a là auberges en quantité pour accueillir les voyageurs, et des relais de diligence. On y trouve même le Bailli, Gros Ben, en pleine discussion avec ses administrés.

Osterzell, porte de la Tilée

Mais c’est quand on dépasse Osterzell qu’on comprend qu’on arrive aux confins du monde. De gigantesques montagnes plongent à pic dans le fleuve, signalant la Staffel, la porte vers le sud et la Tilée.

Si on continue vers l’est, on arrive au bout du Reik. Un vent froid et sec souffle des montagnes environnantes, car voici le bout du voyage : Hochsleben.

Sur la route de Hochsleben, Pfeildorf (3/5)…

Les rues multicolores de Pfeildorf sont une des curiosités de l’Empire
(crédit Photo : DR, Musée de la carte postale, Altdorf)

 

ATTENTION SPOILER

Nous voilà donc Pfeildorf, capitale du Wissenland. Elle abrite le palais de la Grande Baronne Etelka Topenheimer. La ville est riche, car située au cœur d’une plaine cultivée intensivement de blé. Ce n’est pas pour rien qu’on parle du Wissenland comme le « grenier de Nuln ». Du port  partent toutes les productions de la ville, l’étain et l’argent des mines ziflinides, les bijoux des joailliers nains, mais aussi les chevaux de l’Averland – sur l’autre rive -, sans oublier la Tilée, droit au sud. Les quais de Pfeildorf, par ce matin brumeux de décembre, semblent accueillir une centaine de péniches.

Nos amis, coincés par le manque de vent, vont donc en profiter pour explorer Pfeildorf. Premier choc, ces maisons multicolores qui côtoient des maisons en ruine, traces encore vivante du grand incendie de 1493. De maison brûlée en maison brûlée, on tombe sur un incendie bien plus récent, l’Auberge du Saumon, ancienne propriété d’Aloysia Freund, un des contacts de la Main Pourpre de Randolph Vogt.

On renseigne vite nos amis : Frau Freund sert de nourriture aux corbeaux, dans une cage de fer exposée sur l’autre rive. Elle a été brûlée pour hérésie, elle et ses amis adorateurs de Tzeentch.

Il n’y rien de bon ici pour la Chance du Graf. Et d’ailleurs, le vent se lève…

Un plan et un guide pour Zeppelin

 

Voilà nos amis, qui par cet après-midi de la riante année 1936, qui ont décidé de quitter la fastueuse Berlin pour se rendre à Hong Kong. Chacun a ses raisons, bien sûr, mais un voyage en zeppelin ne s’improvise pas, même si l’on est à bord de l’USS Shenandoah, le dirigeable ultra rapide de Republic Airways-Deutsche Zeppelin Reederei qui part à 19h.

 

Le Dr Hugo Ecker, capitaine,
et seul maître à bord après Dieu,
de l’USS Shenandoah

Le capitaine vous accueille à bord, et vous oriente vers votre cabine. On vous remet Bienvenue à bord ; dans ce petit guide, tout y est expliqué.

Rendez-vous au Harper’s Ferry, (le bar est tout droit sur le plan, là où est indiqué smoking room) pour y boire un bon verre de Brandy. Attention, seuls les Reichmarks sont acceptés.

***

Mais quelle étrange gymnastique pratique ce cuisinier cantonais ?

Le Vieil Orme de Nuln

statue-porteBaenor, l’entrée Ouest de la Cité des Empereurs du Griffon

Nous voilà donc arrivés à Nuln, la Cité des Empereurs du Griffon. Voir Nuln, la nuit, et mourir ! C’est ce que souhaite Anna Hochburger, la jeune et jolie théâtreuse qui traine aux guêtres de nos amis…

Mais nos aventuriers ont autre chose en tête ; accoster, vite, et remettre à la Gravin Emmanuelle, la nouvelle alliée de Middenheim, un pli urgent de la part de Heinrich Todbringer. Il faut déjà s’orienter dans la ville basse – la Neuestadt – le dédale aux mille rues, mais Jochen semble s’en débrouiller très bien. Un labyrinthe où l’on peut enetendre toutes les langues du Vieux Monde, du Tiléen au Kislevite, du Bretonnien à l’Avalonien, où se côtoient les immensément pauvres et les immensément riches, et où tous les regards convergent vers la colline, l’Aldig, l’immense quartier du palais de la Gravin Emmanuelle.

Mais d’abord il faut passer l’Emmanuelle Platz, où siège – depuis toujours, semble-t-il – un vieil orme. Immense, blanchi par les ans, il est coutume d’y laisser messages et petites annonces. Voilà qui pique la curiosité de nos aventuriers.

vieil-orme

Le Vieil Orme, sur l’Emmanuelleplatz

On regarde les bouts de parchemins qui se superposent les uns aux autres. Seuls la pluie et le temps semblent faire un tri dans ces centaines de messages. Certains sont tellement abîmés qu’ils sont devenus incompréhensibles :

« Axel Ericsson            disparu          Middenheim                             peut-être que vous
L’ourse joviale »

D’autres sont plus clairs :

« On embauche pour un travail de nuit facile. Contactez Georges aux Jardins. »

« Bonne paye travail facile envoyer le capitaine Schöller au dock 4 »

« Sigmar peut vous sauver, Sigmar est le sauveur ! »
« On cherche des volontaires pour la Sainte Verena. Contactez le guet de votre quartier. »

« Nous avons désespérément besoin d’aide. Plaisantins s’abstenir. Bons salaires. Des talents à la cuisine seraient un plus. Chez Cousine Freya dans l’Altestadt. »

« Ma chérie j’ai bien reçu ton message. Je t’ai ratée de quelques jours. Ne t’inquiète pas je suis juste à court d’argent, je pars chercher du travail dans l’est. »

Mais l’un d’entre eux retient particulièrement leur attention :

« Sommes partis le 8 novembre pour visiter tante K qui s’est retiré à Hochsleben. Avons appris vos ennuis. Nous avons cherché à vous attendre, mais nous avons préféré partir pour ne pas perdre de temps. Ne vous inquiétez pas, nous avons encore quelques amis en ville, même si certains sont aujourd’hui alités. Grand-père peut vous accueillir dans le sud. »

Y’aurait un autre sens à ce message, un sens que seuls nos aventuriers peuvent connaitre ?

A suivre !

 

Retrouvez ici ces messages prêts à être imprimer : annonce-sur-le-vieil-orme-a-nuln

Iles et Archipels du Banc & Principales Localités de Nova Cirandia

 

cirande

Cap du Nez-dePierre, début août

On en a déjà parlé, Cirande, c’est l’univers de l’ami Gilles aka Konrad Tannenwald, aka Tom Malone. On est dans la deuxième saison de Cirande, qui nous a fait quitter les intrigues de la ville, la duchesse, les combats de trolls truqués, l’argent maudit, pour une toute autre perspective : le Banc. En l’occurrence, un mélange de Bretagne, de Mer du Nord, du Seigneur des Anneaux et de Lanfeust de Troy. Des combats de trolls sur une ile à la Stevenson (et pas à la JJ Abrams), des bordels, des phares, de l’huile de morue, et de la chasse à la baleine. Moby Dick et Barbe Rouge. Et des orcs sympas (oui, je sais, c’est une drôle d’idée).

Et la fine équipe : Lahire de Stangy, Dretsch, Le Capitaine Alannor, Slaad de Grimont  et votre serviteur, Maspero d’Andacre.

carte-du-banc

Carte du Banc, circa 922, d’après les relevés des expéditions caladariennes

Derrière cet ingénieux sandbox, Gilles tisse tout doucement sa toile. On peut faire ce qu’on veut, naviguer comme on l’entend, sans ordre préétabli. Enquêter ici sur quelque chose qui cloche, ou pas. Peu importe, de cet immense bac à sable, de ce GTA-sur-mer, une intrigue finira par surgir. Un trafic d’acier se découvre. Une vieille vengeance se prépare. Et l’hiver vient.

Pour vous repérer, le MJ nous a concocté de magnifiques cartes qu’il projette sur son grand téléviseur tout neuf. Pas la peine, tout est là : iles-et-archipels-du-banc

Carguez le Grand Eperlin ! Et souquez ferme !