Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Archive pour chaos

« 20+1= 21, mais 20-1 ? »

Skrit, étude au crayon, Coll. privée, Altdorf

Les rôlistes sont toujours d’élégants dialoguistes, parce notre passion est avant tout l’art de la parole. Depuis les Braunstein de David A. Wisely, les Blackmoor de Dave Arneson qui mèneront au Donjons & Dragons de Gary Gygax, c’est dans la parole (pour décrire les actions, mais progressivement, pour gérer les interactions sociales) que se situeront l’art – et le plaisir – du jeu de rôle.

Certains sont dialoguistes par hasard (cf. post précédent) d’autres le sont par talent. C’est le cas de Conrad, notre nautonier national dans Warhammer (et par ailleurs MJ de Cirande), déjà auteur de quelques phrases cultes sur ce blog.

Cette fois-ci, on est dans les profondeurs de Khadar Khalizad, l’ancienne cité naine où résident d’anciennes créatures du Chaos.

Le Chaos, comme chacun sait, est imprévisible, et l’on peut retrouver l’un de ses séides (un skaven) prisonnier d’un autre (une tribu gobeline).

Après l’avoir débarrassé de ses tortionnaires, vient l’heure de l’interrogatoire. Première surprise, ces skavens sont intelligents*. Deuxième surprise, malgré ses nombreuses blessures, Skrit a gardé le goût du sarcasme.

Comme chacun le sait, les PNJ sarcastiques ont deux effets sur le joueur de JDR. Soit c’est le Grand-Méchant-Qui-Vous –Torture-Dans-Les-Souterrains-De-Son-Château, et il ne perd rien pour attendre, soit c’est une Créature-Faible-Que-Vous-Tenez-A-Votre Merci, et elle ne perd rien pour attendre.

Voilà donc que le skaven s’amuse à balader Conrad sur le nombre de ses congénères présents dans les entrailles de la cité naine :

– « 100 ? 50 ? 40 ? …»

Après une bonne baffe d’Helmut (qui possède, rappelons-le, l’Atout Gladiateur des Tripots), Skrit redevient plus sage :

– « Nous sommes 20. »

C’est alors que Conrad s’approche de la créature, et lui pose une devinette (à la grande incompréhension des autres joueurs, attendant de voir où cela mène) :

– « Tu sais sans doute combien font 19 skavens plus 1 ? »

– « Euh… oui… 20 » répond Skrit, surpris.

– « Mais sais-tu combien font 20 skavens moins 1 ? »

Skrit le regarde sans comprendre.

– « 19 ? »

– « En effet ! 19. »

Et, immédiatement, il le transperce de son épée.

La Bataille du Cercle de Pierre

 

Le Cercle de Pierre, à l’automne…

Le Cercle de Pierre (« Gharim-Ka-Rant »), c’est une des merveilles de l’architecture naine, un pont qui enjambe le Reik Bleu, au cœur des Montagnes Noires. Un pont en demi-cercle qui enjambe quatorze pas de rivière. L’été, avec son reflet, il forme un cercle parfait. Mais l’hiver, c’est une autre histoire. Souvent la rivière est gelée en surface.


…Et en hiver.

 

Encadré de deux monts proéminents de granit, c’est évidemment l’endroit parfait pour une embuscade, et la tribu gobeline des Brisegorges ne s’y est pas trompée. Elle a tranquillement laissé notre groupe d’aventuriers franchir le pont avec ses mules, puis les a coincés sous un tir croisé de javelots et de flèches.

Kirm-aux-Deux Têtes est un guerrier gobelin féroce, qui a fait réduire les têtes de ses victimes pour les afficher au vu et au su de tous. Il est aussi habile à l’arc qu’au sabre gobelin. 

Artus, le petit nain, la mascotte du groupe depuis Bögenhafen, est le premier à tomber à l’eau, touché par un javelot. Il coule comme une pierre et la panique s’installe. Doit-on plonger pour le rattraper et s’exposer au tir des Gobelins, ou l’aider à ressortir en fracassant la glace à coup de pierres ? C’est le choix que fait Helmut.

Plan tactique établi par la Chance du Graf au moment de l’embuscade.
Musée des Armées, Altdorf

Mais Artus ne ressort pas, et c’est donc Anna, héroïque comme toujours, qui se jette dans l’eau glacée et parvient à rattraper l’infortuné jeune nain, déjà quasiment noyé !

Anna Hochburger, célèbre auteur dramatique
du Dragon et du Templier

Collection Opéra de Middenheim 

 

Pendant ce temps le groupe prend progressivement l’avantage, et les gobelins, par précaution, préfèrent prendre la tangente en disparaissant, invisibles, dans la forêt.

Slashrn, l’un des plus farouches guerriers Brisegorge, n’a pas résisté aux coups furieux d’Hadden.

Vue aérienne de la situation (photo prise par ballon d’observation vers 13h10). On distingue bien Gorim et les mules au premier plan, tandis qu’Hadden et Konrad essaient péniblement de gravir le mont sud. Anna s’apprête à s’élancer dans le Reik, couverte par les tirs incessants de Jochen, tandis qu’Helmut lance des pierres pour briser la carapace de glace de la rivière…

Gelés, trempés, blessés, nos aventuriers jugent plus raisonnable de s’installer pour quelques jours au sommet de la colline.

L’aventure vient de commencer.

Sur la route de Hochsleben, Pfeildorf (3/5)…

Les rues multicolores de Pfeildorf sont une des curiosités de l’Empire
(crédit Photo : DR, Musée de la carte postale, Altdorf)

 

ATTENTION SPOILER

Nous voilà donc Pfeildorf, capitale du Wissenland. Elle abrite le palais de la Grande Baronne Etelka Topenheimer. La ville est riche, car située au cœur d’une plaine cultivée intensivement de blé. Ce n’est pas pour rien qu’on parle du Wissenland comme le « grenier de Nuln ». Du port  partent toutes les productions de la ville, l’étain et l’argent des mines ziflinides, les bijoux des joailliers nains, mais aussi les chevaux de l’Averland – sur l’autre rive -, sans oublier la Tilée, droit au sud. Les quais de Pfeildorf, par ce matin brumeux de décembre, semblent accueillir une centaine de péniches.

Nos amis, coincés par le manque de vent, vont donc en profiter pour explorer Pfeildorf. Premier choc, ces maisons multicolores qui côtoient des maisons en ruine, traces encore vivante du grand incendie de 1493. De maison brûlée en maison brûlée, on tombe sur un incendie bien plus récent, l’Auberge du Saumon, ancienne propriété d’Aloysia Freund, un des contacts de la Main Pourpre de Randolph Vogt.

On renseigne vite nos amis : Frau Freund sert de nourriture aux corbeaux, dans une cage de fer exposée sur l’autre rive. Elle a été brûlée pour hérésie, elle et ses amis adorateurs de Tzeentch.

Il n’y rien de bon ici pour la Chance du Graf. Et d’ailleurs, le vent se lève…

Les Slaaneshites du Donjon de Fer

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 Il n’y a pas que la terrible histoire de Jürgen von Kell  comme témoignage de la présence, et de l’emprise, de la Main Pourpre à Nuln. D’autres hommes d’autres femmes emprisonnées témoignent de la folie du Chaos et de la bêtise humaine. Ils croupissent dans le terrible Donjon de Fer sans aucun espoir (la légende est vraie, personne ne sort jamais de la pire prison de l’Empire !) ; c’est peut-être la pire des condamnations, que de ressasser éternellement ses fautes et ses erreurs, alors que les autres, plus chanceux,  ont péri horriblement – mais rapidement – sur le bûcher édifié sur la grève. Quatre trajectoires, un seul destin.

 

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Herbert le trappeur
Encore vêtu de ses vêtements chauds, et rustres comme lui,  Herbert raconte son histoire. Une histoire de créatures à tête de chiens entrevus dans les forêts de l’Averland, des histoires que les bourgeois bien au fond de leurs cités ne veulent pas croire. Une histoire de verres bus pour oublier dans des tavernes populaires de l’Halbinsel, avec des filles et des gens de la haute qui s’encanaillent. Et puis la proposition de rejoindre un endroit « spécial », le Marché de Nuit. Dans les sous-sols de Nuln, on s’amuse encore plus… Jusqu’à ce qu’on ne s’amuse plus…

 

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Linus, le docker fou
« Albatros » « Le nuage »… à l’évidence, Linus a perdu la raison depuis longtemps. Depuis qu’il a vu ce nuage noir devant lui, et qui selon lui, le poursuit. Depuis qu’il a vu des cérémonies impies se dérouler dans les bas-fonds de la Cité du Griffon et auxquelles il a, lui aussi, participé. Le regard perdu de Linus, dans le vide au-delà de l’épaule de Conrad,  dit combien le docker a déjà quitté le monde des vivants…

 

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Andrea Heidmann, le manouvrier qui n’a rien compris
Andréa est un cas. Amuseur, jouisseur comme les autres, mais qui n’a pas compris la tragédie qu’il était en train d’écrire. Et qui ne comprend pas qu’on le retienne encore. Il n’a rien fait, après tout. Juste besogné quelques très jeunes filles, peu farouches pour la plupart.  Y’a pas de quoi fouetter un chat.  Il n’a pas encore compris qu’il va mourir ici.

 

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Frau Zorin, la patronne de La Truie Sauvage
Zorin devait être belle, avant. Malgré ses rondeurs, Zorin était la patronne pulpeuse et appréciée des clients de la Truie Sauvage, une auberge populaire de l’Halbinsel. Qui n’avait pas sa langue dans sa poche non plus. Et la bière y était bonne et peu chère… Pourtant, à la nuit tombée, Frau Zorin se métamorphosait en initiée de la Main Pourpre et tombait dans les bras du Luxurieux. Dans son arrière-cour, un veux puits désaffecté servait d’accès aux souterrains du Marché de Nuit. Depuis dix ans, ce Petit Doigt de la loge de Slaanesh a ainsi croisé Gothard Wittgenstein et Jürgen von Kell. L’un s’en est tiré – provisoirement -, l’autre pas.

De sa prison, Ille ne l’a pas aidé. C’est sûrement sa plus grande déception. Elle l’appelle dans ses prières, mais Ille ne répond plus. Ille n’apparait même plus dans ses rêves comme avant, sous la forme du Grand Serpent de chair. Un serpent qu’elle avait fait tatouer avec une main dans le bas charnu de son dos. Comme si le Luxurieux l’avait abandonné. Comme s’Ille les avait tous abandonnés…

Seule vraie adoratrice du Chaos, il fallait qu’elle parle. Ce qui explique peut-être la gravité des tortures que lui ont infligées les Templiers : mâchoire fracassée, épaule brisée. Elle a parlé. Mais Hadden a eu pitié d’elle et a mis fin à ses souffrances.

 

 

 

De la démocratie en Amérique

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« Il y a un passage très périlleux dans la vie des peuples démocratiques.Lorsque le goût des jouissances matérielles se développe chez un de ces peuples plus rapidement que les lumières et que les habitudes de la liberté, il vient un moment où les hommes sont emportés et comme hors d’eux-mêmes, à la vue de ces biens nouveaux qu’ils sont prêts à saisir. Préoccupés du seul soin de faire fortune, ils n’aperçoivent plus le lien étroit qui unit la fortune particulière de chacun d’eux à la prospérité de tous. Il n’est pas besoin d’arracher à de tels citoyens les droits qu’ils possèdent ; ils les laissent volontiers échapper eux-mêmes(…)

« Si, à ce moment critique, un ambitieux habile vient à s’emparer du pouvoir, il trouve que la voie à toutes les usurpations est ouverte. Qu’il veille quelque temps à ce que tous les intérêts matériels prospèrent, on le tiendra aisément quitte du reste. Qu’il garantisse surtout le bon ordre. Les hommes qui ont la passion des jouissances matérielles découvrent d’ordinaire comment les agitations de la liberté troublent le bien-être, avant que d’apercevoir comment la liberté sert à se le procurer ; et, au moindre bruit des passions politiques qui pénètrent au milieu des petites jouissances de leur vie privée, ils s’éveillent et s’inquiètent ; pendant longtemps la peur de l’anarchie les tient sans cesse en suspens et toujours prêts à se jeter hors de la liberté au premier désordre.

 Je conviendrai sans peine que la paix publique est un grand bien ; mais je ne veux pas oublier cependant que c’est à travers le bon ordre que tous les peuples sont arrivés à la tyrannie. Il ne s’ensuit pas assurément que les peuples doivent mépriser la paix publique ; mais il ne faut pas qu’elle leur suffise. Une nation qui ne demande à son gouvernement que le maintien de l’ordre est déjà esclave au fond du cœur ; elle est esclave de son bien-être, et l’homme qui doit l’enchaîner peut paraître. (…)

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« Il n’est pas rare de voir alors sur la vaste scène du monde, ainsi que sur nos théâtres, une multitude représentée par quelques hommes. Ceux-ci parlent seuls au nom d’une foule absente ou inattentive ; seuls ils agissent au milieu de l’immobilité universelle ; ils disposent, suivant leur caprice, de toutes choses, ils changent les lois et tyrannisent à leur gré les mœurs ; et l’on s’étonne en voyant le petit nombre de faibles et d’indignes mains dans lesquelles peut tomber un grand peuple…. »

Alexis de Tocqueville, De la Démocratie en Amérique, Livre II, 1840

La confession de Jürgen von Kell

jurgen-von-kellJürgen von Kell, avec ses bubons de malepierre
au stade intermédiaire de leur développement

SPOILER

« Vous voulez bien rester dans le noir, si ça ne vous dérange pas ?

Je suis le quatrième  fils du duc de Kell. Mon aîné  héritera du duché, mon frère a pris les armes, il dirige le quatrième  Régiment de Marche du Wissenland. Mon troisième frère a été ordonné l’an dernier Frère de Sigmar.

Autrement dit, je n’ai droit à rien. Mais ma famille a de l’argent. Beaucoup d’argent. Cet argent je l’ai beaucoup dépensé, car cette ville, mes amis, cette ville est  une fête.

C’était au début de ce seizième  siècle. J’ai rencontré l’héritier des Wittgenstein à un bal masqué de la comtesse, qui fêtait quinze siècles de sigmarisme. Nous nous y ennuyions ferme, car, comme d’habitude, la comtesse était horriblement en retard. Un homme masqué de rat m’a proposé de le rejoindre dans un endroit beaucoup plus amusant. C’était Gothard.

Je l’ai suivi de fête  en fête. Nous aimons le même genre de femme,  blonde aux yeux bleus, le type nordique. Pas ces catins tiléennes qui se décolorent les cheveux…

Gothard  organisait des soirées de plus en plus intenses. Un soir il m’a dit, ce soir on va faire quelque chose de spécial : le Marché de Nuit. J’étais très étonné que cela se passe au milieu des pires taudis de Nuln, dans les sous-sols, mais en même temps c’était follement excitant.

Nous nous sommes enivrés et il m’a fait goûter à ces pastilles qu’il ramenait de Tilée. J’étais follement excité.

Il y avait là plein de mendiants, d’estropiés que Gothard avait soigneusement fait laver. Il leur faisait faire ce qu’il voulait, promettant que Slaanesh, le Dieu de la Luxure leur ramènerait biens et richesses, jusqu’à leurs membres manquants… Nous étions seulement éclairés de cette pierre rosâtre, qu’il nommait Malepierre, et qu’il avait ramené de Wittgendorf…

En 1503, il m’a dit qu’il partait dans le nord. Monter une compagnie de roulage pour sa famille. Ça m’a surpris. Et même déçu. Mais c’était quelqu’un de très fantasque. Il m’a juste laissé quelques pastilles, et ce fut tout…

Cette année, dès que la nouvelle de sa condamnation nous est parvenue de Middenheim, de bonnes âmes ici m’ont dénoncé. Comme mes bubons avaient déjà commencé à pousser, on ne m’a pas questionné longtemps ! On me laisse mourir ici, dans le Donjon de Fer.

Si vous donnez un couteau pour en finir, j’aurais sûrement quelque chose d’intéressant à raconter. Sur  les canons ; les derniers sont inutilisables… Ils ont été sabotés… »

Le repaire du Grand Théogone

ATTENTION SPOILERS 

 

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Le Palais Théogonal, Altdorf

La révélation de l’organisation de la Main Pourpre, dont le siège semble être à Altdorf, ne serait rien sans preuve. Le Journal du Grand Théogone, entamé en 1476, fait partie de ces preuves irréfutables. Découvert grâce à un raid audacieux de quelques templiers et d’aventuriers au sein du Palais Théogonal, il a fallu l’alliance de la force et de la ruse pour découvrir ce fameux journal.

Car une fois la garde du palais enfumée par une alerte à la bombe, il reste de nombreuses pièces à franchir avant l’antichambre du Grand Théogone. Et des hallebardiers lourdement armés qui bloquent le passage :

– « Personne ne rentre dans la chambre du Grand Théogone ! Sauf l’Intendant Bohner !! »

Ce qui au passage, ne fait que renforcer la présomption de culpabilité de l’intendant dans le complot qui vise l’empire.

Une fois dans la chambre, celle-ci laisse une étrange impression, celle d’une pièce jamais utilisée, sauf la salle de bains : on y trouve de nombreux ciseaux, multiples onguents et parfums, et un gros peigne d’acier qui sert à enlever la crasse et les purulences. Dans la baignoire, des coupures d’ongles, car Yori XV doit endiguer quotidiennement les marques du Chaos.

On trouve également, sous le lit (il faut tourner les 4 piliers du baldaquin pour composer 1465 ; le seul indice étant dans un tiroir une petite boîte avec une mèche de cheveux blonds et une gourmette de bébé gravée « Etaneus 13-11-1465 ». C’est tout ce qui reste d’humain chez le Yori, le souvenir d’une mère aimante qui conservait les cheveux de son nouveau-né). Ainsi manipulé, le lit pivote, on peut le voir si l’on soulève les tapis.

Cela donne sur une trappe et une volée de marches et puis le souterrain, inconnu de tous, gigantesque, sur lequel est bâtie le Palais Théogonal.

On comprend qu’il s’agit d’une très ancienne construction, pas humaine (on y trouve de grands blocs noirs ressemblant à ceux de l’observatoire de Dangmar) dans laquelle les hommes, de manière maladroite, ont installé des escaliers, des couloirs, etc.

On trouve au final trois immenses pièces dans ce sous-sol. La première avec une immense arche ; d’anciens rois elfes, réduits au statut de mort vivant gardent les lieux. Dans la deuxieme, une construction pyramidale semble servir d’autel lugubre à une immense malepierre. Quant à la dernière, à moitié envahie par les eaux du Reik qui suintent au-dessus (on est près de soixante coudées sous terre), elle est gardée par d’antiques statues et un redoutable bas-relief représentant une tête de dragon.

Le bureau du Grand Théogone  est situé là, près de la tête de Tzeentch ; des étagères ont été installées à la hâte sur lesquelles on trouve un bazar immonde composé de nourriture pourrie, de coquillages, de livres, de poudres diverses, de serpents et reptiles divers, petits crocodiles baignant dans de l’alcool, et de vieux linges solidifiés de crasse.

On y trouve aussi un ensemble de papiers, de la taille d’une main, réuni ensemble comme un rouleau, et qui se révèle être une sorte de journal, celui du maître des lieux.

Vous le trouverez là, on y trouve toute sorte d’informations :

Journal GT en vrac pour vos joueurs
et pour vous Journal du GT

On trouve également des lettres, signé Warsmeier, Pouce de Middenheim, qui corroborent les informations glanées dans le nord :

lettres Wa à MP3
lettres Wa à MP1
lettres Wa à MP2

Mais il ne fait pas bon rester là, car une partie des plafonds est effondrée. On n’est pas loin du fleuve, les murs ruissellent et menacent de s’écrouler.

Comme l’Empire.