Planet Arrakis

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Archive pour Warhammer

Sur la route de Hochsleben, Pfeildorf (2/x)

Le Château de la Grande Baronne Etelka Topenheimer, Prince Electeur du Wissenland, est situé sur une colline qui surplombe l’embranchement de la Soll et du Reik

ATTENTION SPOILER

La Chance du Graf est à Pfeildorf. Coincée par la brume et le manque de vent, cette halte fait bouillir Jochen, Hadden, Helmut. Seul Conrad, le nautonier, connait les caprices du fleuve. Il vaut mieux attendre que s’enfoncer dans une telle mélasse. Et c’est quelqu’un qui n’hésite pas à naviguer de nuit qui vous dit cela…

Justement arrivés bien tard, le Graf Gisela est accueilli par un quaitier hobbit. Le couvre-feu est de mise bien sûr, mais Jacqueson Piedepomme a un beau-frère qui pourrait peut-être, moyennant finances… Nos héros préfèrent remettre à demain cette excursion touristique. Pas la peine de se faire repérer. D’ailleurs, la ville a l’air à cran, entre son couvre-feu strictement respecté et ces dizaines de tentes plantées à l’extérieur de la ville. On y rassemble au moins plusieurs régiments, et pas seulement wissenlandais… pourquoi ? par qui ? Mystère…

 

Deux soldats des Renards de Topenheim, 1er Bataillon du Wissenland

To be continued…

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Heinkel Schlossmeier, un PNJ pour l’Empire en Flammes

Heinkel Schlossmeier n’est pas content. Depuis l’élection du Consul, et l’étonnant vote pro-ulricain de la Gravin pour l’autre Gravin, ses Schwarz und Weiss se font insulter dans tous les villages du Wissenland. Lui n’y comprend rien à toute cette politique… et ces bâtards de paysans sont bien contents d’habitude, quand ses vougiers pendent un voleur de chevaux…

Les Schwarz und Weiss sont une Patrouille d’élite composée de soldats nulnois de la 11ème Compagnie. Ils assurent le bon commerce sur la Soll ou le Reik inférieur. Habituellement craints, on les accuse d’être des traîtres à la solde d’Ulric, et des bâtards du Nord. Mais à part quelques boules de neige, personne ne s’est risqué à les affronter.

Sur la route de Hochsleben, de Nuln à Pfeildorf…(1/x)

nuln by night2

Nuln by night…

 

ATTENTION SPOILER

Voilà, c’est parti, nos amis ont quittés le confort de la ville de la Cité Souveraine de Nuln, ses lumières, ses théâtres, ses commerces ouverts toute la nuit, son immense richesse et sa grande pauvreté, sa cathédrale au beffroi interminable et sa bibliothèque sans fin, son palais, magique et biscornu, son Rín garden et son Cercle des Délices, son Vieil Orme, et ses quais affairés.

Car l’appel de l’aventure a retenti. Rattraper les séides du Chaos, avec à leur tête K-H. Warsmeier, le Seigneur des Lois félon de Middenheim. Des hommes en route pour l’antique cité naine de Khadar Khalizad. Dans l’est chaotique où tout a commencé, où les hordes surgirent pour envahir le Vieux Monde… Direction Hochsleben, donc, tout au bout du Reik, tout bout du monde. Et voilà donc notre équipée, Martin et Gisela Schneider, boulangers, Anna Hochburger, dramaturge débutante, des nains jeunes et des nains vieux, et des Templiers de Sigmar. Et la Chance du Graf.

Le Reik a la sortie de Nuln.PNG

Géographiquement, le Reik Supérieur est un long ruban bleu qui s’étend au sud-est de Nuln. Au nord là l’Averland, ses plaines, ses chevaux, au sud, la Wissenland, son blé, et ses marchands tiléens.  On y croise tout aussi bien la capitale d’un prince électeur que des tout petits villages où l’auberge relais semble être l’unique activité.

Mais commençons notre voyage. Au sortir de Nuln les champs de blé s’étendent à perte de vue, et profitent de l’hiver pour se reposer pour la récolte prochaine.

pont enneigé.jpg

On passe à Maselhof, endormie sous la neige, le temps de refaire le plein d’eau potable, et d’acheter quelques poulets. Le temps de constater aussi que les Patrouilleurs d’Elite du 11ème, dirigé par le Premier Vougier Heinkel Schlossmeier ne sont pas bien accueillis par les gamins de Maselhof…

Patrouilleur de Nuln.PNG

Heinkel Schlossmeier, du 11ème Schwarz und Weiss

Mais c’est déjà le temps de repartir pour Pfeildorf, la ville de la grande baronne Etelka Topenheimer…

 

Randolf Vogt, un PNJ pour l’Empire en Flammes

 

Randolph Vogt, Premier Echevin,
par Ludweghe de Groodt, dit le Le Grand, 1489
Collection Ecole Impériale d’Artillerie

ATTENTION SPOILERS

AVERTISSEMENT : Randolf Vogt est un personnage mineur des Forges de Nuln, pour Warhammer 2nde Edition. C’est le père d’un des grands méchants du scénario. J’ai repris son nom, sa fonction, et une partie de l’intrigue pour le transposer dans MyLCI, ma version de La Campagne Impériale, Warhammer 1ere Edition.

Le blason de l’Ecole Impériale d’Artillerie

Randolf Vogt est l’ancien Premier Echevin de l’Artillerie de Nuln, soit un personnage très important de la Cité Souveraine. Agé de soixante-dix ans, Randolf a commencé en bas de l’échelle comme ouvrier des forges. Inculte, illettré, il a fait suffisamment ses preuves pour attirer l’attention du Maitre des Forges de l’époque, qui l’a pris sous son aile, et l’instruisant, après de longues heures de travail, dans le calcul des portées, des poussées, des trajectoires…

Âme d’un canon en cours de fonte

A sa mort, le Maître, qui l’avait déjà nommé contremaître, puis adjoint, le coucha sur son héritage. Pendant près de trente ans, Meister Vogt  dirigea les plus grosses forges de Nuln, jusqu’à ce que l’accession de la Gravin Emmanuelle, en 1500, ne sonne la fin de son règne. Injustement désavoué pour avoir détourné l’argent du Comté, il fut remplacé, en 1502, par Wolfhart von Liebewitz, le cousin bien peu compétent d’Emmanuelle et, comme par hasard, concurrent des fonderies Vogt.

Wolfram von Liebewitz,
actuel Premier Echevin

Vexé d’être mis sur la touche, et, pire, ignoré par « une gamine de seize ans », il s’est alors rapproché de Gothard Wittgenstein, un étudiant de Nuln à qui il avait présenté Etelka Herzen, lors d’un bal. Peu convaincu par la mystique de la Main Pourpre, il y voit pourtant un moyen d’assouvir sa vengeance et de se débarrasser des Liebewitz.

 

 

 

 

Etelka et Gothard, les amants terribles

Randolf Vogt n’est pas membre de la Main Pourpre, ne s’intéresse pas aux rituels de la Loge de Slaanesh, mais il les finance, leur apporte de l’aide et utilise ce réseau à ses propres fins.

Un extrait des livres de compte
de Randolph Vogt
(archives de la Garde Comtale)

Une fouille attentive de sa demeure dans les beaux quartiers de l’Altstadt permet ainsi de trouver un livre de compte des versements vogt dans les différentes capitales de l’empire ; or ces cités correspondent aux actions déjà mises à jour par nos amis middenlandais. Bögenhafen, Weissbruck, Middenheim, Altdorf, Kemperbad… L’argent de Vogt irrigue les cellules de la Main Pourpre : au total, Randolf Vogt  avoue avoir versé plus de 14 000 couronnes impériales sur 7 ans (mais avoir aussi gagné aussi des contrats de fonderie à Altdorf et à Middenheim, et pris une participation dans les recettes de Windhund, la compagnie de roulage de Willy Goebbels, connu aussi sous le nom de Gothard Wittgenstein.)

Car c’est surtout avec lui que Herr Vogt traite, puis Joachim Fest, à Kemperbad. Ses contacts à Pfeildorf, comme Aloysia Freund, la veuve d’un entrepreneur de bâtiment ou Marieke Vandemaekere, un importateur marienbourgeois à Talabheim, Vogt ne les connait pas  vraiment…  Il les finance pour rendre service à Gothard.

Joachim Fest,
l’éclusier de Kemperbad

Enfin, il y a le Flibustier, une taverne près des quais ; Grasser, le patron, est aussi un contact de la MP et accueille les membres de la secte quand ils arrivent dans la cité.

C’est en tout cas ce qu’il déclare à ses questionneurs, Helmut et Hadden, alors que ceux-ci viennent de démêler le complot qui vise à faire exploser le Magnus, ce gigantesque canon, l’arme ultime, lors de sa prochaine inauguration.

La Gravin a pourtant donné des ordres clairs ; il est hors de question que le peuple de Nuln apprenne la trahison de Vogt, que l’inauguration tant attendue du Père de tous les Canons soient retardé, bref, que le peuple perde confiance dans son artillerie, qui, comme chacun sait, est gravée sur chaque canon, N.U.R. : « Nuln Ultima Ratio ».

L’artillerie, dernier argument de Nuln.

Dernier ?

Election du Prince Electeur

Amphore antique, collection Wolfram von Liebewitz

Au deuxième tour de l’élection du Prince Electeur de Bretonnie, d’aucuns crurent bon de ne pas vouloir départager le camp d’Ulric de celui de Sigmar, arguant du fait qu’ils ne voulaient pas choisir entre la peste noire et la suette.

Nicollo Machiavelli, qui « n’aime rien et ne prise autant que les actions des grands hommes », cita alors l’Ancien Thucydide, qui, dans sa Guerre du Péloponnèse, au Ve siècle A.S., écrivait ceci :

« Il y a une certaine conception de l’honneur, qui, dans les situations humiliantes et devant les périls manifestés, inspire les réactions les plus désastreuses. »

La Grande Bibliothèque de Nuln

La Palais, vu du quartier de Neuestadt.

Quand le voyageur arrive dans la Perle du Reik, la Cité des Griffons, c’est tout d’abord l’incroyable architecture qui le stupéfie. Les immenses portes d’entrée – Baelor et Graefnor – à la statuaire gigantesque ; le quartier du Palais Comtal,  incroyable empilement d’architectures au long des éons ; ou le terrifiant Donjon de Fer, épingle d’acier plantée au confluent de l’Aver et du Reik. Mais les moindres immeubles d’habitation semblent eux aussi toucher le ciel avec leurs six ou sept étages. On se demande comment un tel prodige est possible, à moins que les nains des Monts Gris, les redoutables ziflinides, non content d’avoir donné le secret de la poudre aux jeunes nains, n’aient aussi donné celui des poutrelles en acier.

L’imposante cathédrale de Sigmar, dont la nef est la plus haute et la plus longue de l’eEmpire. 

Nuln regorge de bâtiments tous plus formidables les uns que les autres : les titanesques silos à blé, l’école Impériale  d’Artillerie, la Cathédrale de Sigmar en sont quelques vibrants exemples, mais l’un des plus imposants est probablement la Grande Bibliothèque.

L’entrée de la Grande Bibliothèque est encore plus impressionnante la nuit, quand ses grand vitraux rayonnent vers l’extérieur. 

Si nos amis sont là, c’est d’abord pour chercher les traces de l’homme qu’ils poursuivent, l’homme qui dirige la Main Pourpre ; il est allé y chercher des cartes avec la complicité de Randolf Vogt, le Maître des Fonderies. Quelle carte ? Pour aller où ?

Le Hall aux huit bras, avec la statue de Sylia, femme de l’empereur Hermanus, protectrice des arts.

En tout cas la Bibliothèque est imposante ; elle s’étend à partir de son centre, sur huit bras gigantesques, comme les huit tribus originelles de l’empire. Chacun de ces bras contient la richesse inestimable de milliers de livres.

Le « bras » des cartes. 

À l’intérieur, une armée d’archivistes travaille. Comme le Vieux Wilfried, qui réalise soudain qu’un petit geste, moyennant rétribution, vient de le faire basculer dans la grande Histoire.

Dîner au palais

La Chance du Graf est invitée au palais. Par la Gravin elle-même, qui souhaite joindre l’utile à l’agréable ; discuter tranquillement des affaires autour d’un bon repas. Nos aventuriers, à leur surprise, ne sont pourtant pas orientés  vers la salle du trône comme la dernière fois, mais vers les jardins. Au cœur de l’hiver ? Quelle étrange idée !

Mieux, on leur propose à l’entrée de se débarrasser de leurs manteaux : « vous risquez d’avoir bien chaud, Messire », les apostrophe une servante. Les voilà dirigés vers le jardin et son entrée irréelle, comme si les arbres avaient poussé de façon concertée pour former une porte. Rín garden, dit Jochen, comme une réminiscence.

Le Rín garden

Gedächtnisgarten, le Jardin du Souvenir. Il y a là comme un petit tumulus, et une sorte de kiosque, le Cercle des Délices, d’où émanent des rires et des chants. La Gravin est là, entourée de ses invités sur de luxueuses couches ; et d’une profusion de mets tout aussi variés qu’invraisemblables, dont certains viennent tout simplement de l’autre côté de l’Océan…

Les invités chantent en bretonnien une complainte d’amour, et Jacquet du Pont les accompagne au luth. Une fois la chanson terminée, la maîtresse des lieux fait les présentations.

Roberto di Contini

Il y a là Roberto di Contini, riche marchand, à la voix claire et au sourire radieux. Il est jeune mais déjà très riche : en faisant venir du vin par la Bruissante, il a fait fortune.

Elisabeth Doyle

Elisabeth Doyle a cet accent charmant des avaloniennes quand elles s’essaient au Reikspiel. Fille d’un négociant, c’est une bonne amie de la Gravin.

Rosalia Schültz

Tout comme Rosalia Schültz, l’Avocate, Premier Gonfanon du Barreau. Pas très belle, mais dont l’esprit brille de mille feux. C’est la première femme à diriger le Barreau de Nuln, précise la Gravin. Helmut n’est pas insensible à son charme.

 

Lydia Rosencrantz

Lydia Rosencrantz est la veuve du célèbre Prince Marchand. Agée  d’une quarantaine d’années, elle est extrêmement belle. Ses sourcils noirs jettent un éclairage troublant sur ses cheveux blancs. On la dit entourée de nombreux amants, dont Hergiger von Neuhoff, également présent…

Hergiger von Neuhoff

 

Il y a aussi un personnage énigmatique, balafré, musclé. Il n’est pas si énigmatique que ça, puisqu’il s’agit de Theodor von Kleist, le célèbre Feldmarshall Imperiali ; le plus grand soldat de Nuln, et peut-être de l’Empire.

Theodor von Kleist

Si Helmut était prêt à se rapprocher de la magnifique Theodorina, il a fait brusquement demi-tour quand il découvre qu’elle partage le même patronyme. En effet, c’est sa  fille…

Theodorina von Kleist

 

Jérôme Zoller

Les joueurs font aussi connaissance avec Professor Jérôme Zoller, avec qui ils vont sûrement entamer de plus sérieuses conversations. C’est le Doyen de l’Université. A ce titre, il a eu quelques élèves tristement célèbres ; les Frank, Gideon, Etaneus Kramer…

A moins qu’on évoque le sujet du soir… le sabotage des canons de Nuln