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Sur la route de Hochsleben, Pfeildorf (3/5)…

Les rues multicolores de Pfeildorf sont une des curiosités de l’Empire
(crédit Photo : DR, Musée de la carte postale, Altdorf)

 

ATTENTION SPOILER

Nous voilà donc Pfeildorf, capitale du Wissenland. Elle abrite le palais de la Grande Baronne Etelka Topenheimer. La ville est riche, car située au cœur d’une plaine cultivée intensivement de blé. Ce n’est pas pour rien qu’on parle du Wissenland comme le « grenier de Nuln ». Du port  partent toutes les productions de la ville, l’étain et l’argent des mines ziflinides, les bijoux des joailliers nains, mais aussi les chevaux de l’Averland – sur l’autre rive -, sans oublier la Tilée, droit au sud. Les quais de Pfeildorf, par ce matin brumeux de décembre, semblent accueillir une centaine de péniches.

Nos amis, coincés par le manque de vent, vont donc en profiter pour explorer Pfeildorf. Premier choc, ces maisons multicolores qui côtoient des maisons en ruine, traces encore vivante du grand incendie de 1493. De maison brûlée en maison brûlée, on tombe sur un incendie bien plus récent, l’Auberge du Saumon, ancienne propriété d’Aloysia Freund, un des contacts de la Main Pourpre de Randolph Vogt.

On renseigne vite nos amis : Frau Freund sert de nourriture aux corbeaux, dans une cage de fer exposée sur l’autre rive. Elle a été brûlée pour hérésie, elle et ses amis adorateurs de Tzeentch.

Il n’y rien de bon ici pour la Chance du Graf. Et d’ailleurs, le vent se lève…

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L’éclusier

C’est d’actualité ; Konrad Tannenwald est nautonier, c’est à dire conducteur d’une barque, d’un navire, ou d’une péniche, en l’occurrence la Lorelei, sur les eaux tumultueuses du Reik. (En réalité ce sont plutôt les rives qui sont tumultueuses et chaotiques, car le Reik au nord de Nuln est plutôt large et majestueux). Nos amis fréquentent donc ardemment le Reik, ses ports, ses docks, et ses écluses…

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Jacques de Brelle, médaillon populaire, Musée de Marienurg

Bref, en 1468, Jacques de Brelle, poète marienbourgeois, a écrit une belle chanson, très à propos, sur le dur métier d’éclusier. La voici.

Les mariniers
Me voient vieillir
Je vois vieillir
Les mariniers
On joue au jeu
Des imbéciles
Où l’immobile
Est le plus vieux
Dans mon métier
Même en été
Faut voyager
Les yeux fermés.

Ce n’est pas rien d’être éclusier

Les mariniers
Savent ma trogne
Ils me plaisantent
Et ils ont tort
Moitié sorcier
Moitié ivrogne
Je jette un sort
À tout c’qui chante
Dans mon métier
C’est en automne
Qu’on cueille les pommes
Et les noyés
Ce n’est pas rien d’être éclusier

Dans son panier
Un enfant louche
Pour voir la mouche
Qui est sur son nez
Maman ronronne
Le temps soupire
Le chou transpire
Le feu ronchonne
Dans mon métier
C’est en hiver
Qu’on pense au père
Qui s’est noyé
Ce n’est pas rien d’être éclusier
Vers le printemps
Les marinières
M’font des manières
De leur chaland
J’aimerais leur jeu
Sans cette guerre
Qui m’a un peu
Trop abimé
Dans mon métier
C’est au printemps
Qu’on prend le temps
De se noyer

Les Ecluses

Quelques précisions sur les écluses, qui font partie du charme de Warhammer. Certains ont visité l’écluse de Kemperbad et en ont gardé un souvenir certain.

Ecluse_Fest

Les écluses existent depuis les débuts de l’empire, mais elles commencent à  se perfectionner – et donc se répandre – au XV° siècle.

ecluse plan

Plan d’une écluse Bretonnienne (Villefranche sur Loing, près de Bordeleaux)

Construites en pierre, elles sont également tapissées de briques. Les portes sont en bois et doivent t être manipulées avec les tourniquets, par l’éclusier ou ses enfants ; il n’y a pas besoin d’être très fort, mais par contre cela peut prendre du temps. Chaque écluse prend  10 minutes à se remplir et il faut 3 bonnes minutes pour fermer une porte busquée (les doubles portes en formes de V tournées vers l’amont).

plan dessiné

Ici vous trouverez le plan kemperbad ecluses,
on notera l’erreur : en bas du plan, c’est bien de la « Cité du Levant » dont il s’agit…

Sur l’écluse de Kemperbad, qui comporte sept bassins, il faut donc deux heures environ pour passer de l’amont  à l’aval.

Concrètement, le matin, ce sont les péniches descendant le Stir qui sont prioritaires, et à partir de midi ce sont les péniches qui le remontent. Aucune péniche ne passe une fois la nuit tombée. Pour cela il y a deux zones d’attente : le port où sont garées les péniches qui veulent remonter le Stir, et un autre ponton en amont de la maison de l’éclusier pour les péniches qui veulent rejoindre le Reik.

Quand une péniche arrive, elle peut faire sonner les cloches qui se trouvent au pied de la première écluse. L’éclusier ou son fils sortent alors manœuvrer la première porte busquée en manipulant le tourniquet. Il y a un tourniquet par double porte. Donc, quand il manipule une des premières portes, l’éclusier peut se trouver à environ 50 m de sa maison. Dans un bassin il y a juste la place pour une péniche en largeur (et quelques mètres devant et derrière). Les nautoniers amarrent leur péniche sur deux bittes d’amarrage pendant qu’on ferme les portes, le temps que l’eau se remplisse. Une fois le niveau atteint, on ouvre les portes et la péniche est hâlée par le batelier et l’éclusier jusqu’au prochain bassin grâce à une corde et des poulies. Ou des chevaux de trait, si les bateliers en ont.

***

Les rapides sont passables en barque, avec de gros risques.

Il n’est pas possible d’escalader la falaise de calcaire, trop dangereux. Le seul accès reste les balancelles ou les 1111 marches très glissantes, toutes les deux donnant sur le Reik. Aucune voie d’accès sur le Stir, que ce soit vers les quartiers du Couchant ou du Levant.

 

Kemperbad

kemperbad kislev.pis

Kemperbad vu du Reik, miniature kislevite, fin du XVème siècle

On dit que Nuln est la perle du Reik. Mais on pourrait tout aussi bien le dire de la Freistadt de Kemperbad. Une petite perle en vérité, perchés sur sa petite huître, à savoir les falaises de calcaire entre le Stir et le Reik.

Kemperbad, C’est une Cité Souveraine, on a souvent tendance à l’oublier. Probablement parce qu’elle elle est militairement, politiquement, stratégiquement, totalement, sous l’emprise du Stirland et de son jeune et impétueux Prince Electeur de seize ans, Alberich Haupt-Anderssen.

Alberich Haupt Anderssen Stirland

Alberich Haupt-Anderssen, dit « Le Hardi »,
Graf du Stirland
par le marienbourgeois Ambrosius Benson,
Wurtbad, collection du palais

 

Mais Kemperbad reste souveraine sur le plan commercial, car, au croisement de deux fleuves ; l’impétueux Stirland finit en rapides tumultueux au pied de la ville même, et le Reik prend à cet endroit une taille plus humaines (les rives  ne sont qu’à quelques centaines de mètres l’une de l’autre).

Situé idéalement au milieu du triangle constitué par Altdorf, Wurtbad et Nuln, les marchandises ne cessent de transiter par Kemperbad en direction ou en provenance de ces trois pôles. Le charbon des Collines Stériles, le bois et les meubles de Wurtbad, la porcelaine et les fines étoffes de Nuln, sans parler des chevaux de l’Averland, et bien sûr le vin et le blé de la région d’Altdorf.

Kemperbad

Mais le plus étonnant, c’est la disposition si particulière de la ville, séparée en deux par le Stir et perchée sur ses falaises.

Le voyageur qui arrive de Nuln a monté doucement la pente depuis la Capitale du Griffon, dans la fraîcheur des forêts de sapin. Il découvre la partie est de la ville, dite du « Levant » qui accueille les diligences des Quatre Saisons, mais qui oblige les visiteurs à descendre de leur carrosse pour traverser un dangereux pont de cordes avec armes et bagages (pour les plus riches, les cochers s’en occupent…) Puis il traverse la cité du Couchant afin de rejoindre une des vertigineuses balancelles qui le déposera deux cent coudées plus bas, pour la modique somme d’une couronne impériale. Il existe un chemin gratuit, onze cent onze marches taillées dans le calcaire friable, mais, dès les pluies venues, plus personne ne s’y risque, à part les amoureux éconduits ou les endettés.

Arrivée au pied de la ville, le voyageur subira enfin sa troisième et dernière épreuve, la traversée du Reik sur un bac, ici réduite à quelques centaines de mètres. Il pourra alors se remettre de ses émotions à l’auberge des Quatre Saisons et reprendre, le lendemain de préférence, la diligence pour Altdorf.

Lorelei

Lorelei

Je ne sais ce qui me rend si triste
Une légende des temps anciens m’obsède l’esprit
L’air est froid et l’obscurité tombe
Et le Reik coule lentement
Le sommet des montagnes brille dans la lumière du soleil couchant

La plus belle des vierges s’y tient assise, là-haut, si belle
Ses bijoux d’or brillent, elle peigne ses cheveux dorés
Elle les coiffe avec un peigne d’or et chante une chanson
A la mélodie violente et merveilleuse

Le nautonier dans son modeste bateau
En ressent une douleur sauvage
Il ne regarde plus les récifs, il ne regarde que là-haut

Je crois savoir que les vagues
Engloutirent finalement le nautonier et son bateau
Ainsi en fit le chant de la Lorelei

 

C’est ainsi que fut rebaptisée la péniche de nos Aventuriers, et que la Santa Maria devint la Lorelei.

War at Sea


War at Sea (WaS) est un jeu très sympa de batailles navales à collectionner de la deuxième guerre mondiale. Si vous voulez sauvez le Bismarck, ou chasser le sous marin allemand dans l’Atlantique Nord avec de jolies figurines, ce jeu est fait pour vous ! J’ai réuni ici toutes mes cartes de bateaux, sous un seul fichier Word, si ça intéresse quelqu’un…

Lifeboat, règles en francais

Six naufragés personnages dérivent sur l’océan. Vous êtes l’un d’eux, partageant une misérable chaloupe avec votre Meilleur Ami, votre Pire Ennemi, et quelques autres personnages peu recommandables. Ce jeu n’est disponible qu’aux Etats Unis ou en Angleterre, ou sur Internet… C’est à mi-chemin entre les Loups Garous de Thiercelieux, et Wanted ! Mauvais esprit garanti, et thème parfaitement rendu.

J’ai traduit ici les règles en français.