Planet Arrakis

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Quand on (la Gravin Katerina) arrive en ville…

Dans le merveilleux monde de Warhammer, l’Empire est gouverné par des Princes Électeurs, sur le modèle du Saint Empire Germanique de la Renaissance. Ces Princes Électeurs, très puissants, élisent l’empereur et participent ensuite aux conseils impériaux. C’est donc un double événement quand Altdorf accueille un Conseil Impérial, et deux nouveaux Princes Électeurs, en la personne de Sonn-Ulric, Commandeur des Ulricains, Pourchasseur de l’Hérésie, Seigneur des Vents et des Tempêtes, de la Neige et des Cieux, et Katerina Todbringer, Gravin de Middenheim. Les douloureux événements ont failli décapiter la Cité-Souveraine, mais grâce à l’intervention de quatre courageux cul-terreux, la situation s’est progressivement rétablie.

Katerina Todbringer Middenheim

Katerina Todbringer, avant son accession au trône
(Mantegno Bartolomea, circa 1512)

L’arrivée de la Gravin est l’occasion d’une démonstration de force : avec Sonn-Ulric, le futur Ar Ulric de la religion du Loup Blanc, Katerina ne rassemble pas moins de la moitié de la population de l’empire. Sa venue à Altdorf est l’occasion de démontrer son pouvoir, sur ses Princes Electeurs vassaux, mais également vis-à-vis du camp sigmarite. Et les Todbringer ont vu grand.

Char Katerina

Le char de Katerina Todbringer
(esquisse de travail, collection particulière)

 Sur un char richement ornementé d’un griffon d’or, et tirée par des chevaux blancs, Katerina apparait dans une robe de lin immaculé et de dentelle filée d’or. Des edelweiss ornent ses cheveux, et à ses côtés, le jeune Sonn-Ulric semble minuscule avec sa couronne de marguerites.

Sonn Urlic

Sonn-Ulric, avec sa traditionnelle couronne de marguerites
(Château des Graf de Middenheim)

 Un canon, cette nouvelle et terrible arme, richement ouvragé, sert de proue vaguement menaçante. On s’interroge : d’où viennent ces canons ? Est-ce les nains Ziflinides qui ont fondu cette nouvelle arme ? L’Ecole d’Artillerie de Nuln est-elle derrière tout ça ? Et à quoi vont-ils servir ? La Gravin veut-elle déclarer la guerre à l’Empereur !?? Veut-elle soutenir le Grand-Duc von Krieglitz ?

Aucune réponse, évidemment, ne peut être donnée.

Pour le moment, Katerina descend la Grande Route de Middenheim, saluée par une foule admirative, de plus en plus nombreuse alors que l’on s’approche de la capitale.

Même les sigmarites applaudissent à deux mains ; les paysans se juchent sur les meules, les ouvriers sur les échafaudages arrêtent de travailler, les commerçants sortent de chez eux et acclament Katerina et Sonn Ulric :

– « Longue vie aux nouveaux Princes Électeurs ! Vive Katerina !! Vive la Gravin !! Vive Sonn Ulric !! Que son Loup vive en nous !!! »

***

À l’entrée nord d’Altdorf, quand le chariot apparaît, c’est l’apothéose : suivant des instructions habilement imprimées (Middenheim est passée maître dans cette nouvelle façon de fabriquer des livres) et placardés dans toute la ville par une armée de gamins en haillons, une foule immense s’est massée le long de la route. Vêtu de blanc, le peuple d’Ulric entonne le Vaterland. Les nains de Middenheim, exilé depuis le terrible épisode fiscal de juin dernier, ont quand même accouru de leur campement des faubourgs ; ôtant leurs casques, ils s’inclinent en signe de respect devant la nouvelle Gravin.

C’est à ce moment précis qu’ils réalisent avec horreur que le chariot est suivi par les Ziflinides, leurs ennemis jurés ! Voilà les Khazalides retournant en pleurant au campement, jetant bas leurs casques et maudissant la Gravin :

– « Akan Katerina ! Katerina AKAAAN !!! »

La Gravin semble n’avoir pas vu ces protestations, mais son demi-frère, le populaire Heinrich détourne la tête, tandis que son âme damnée tiléenne, le mystérieux Machiavelli, peine à contenir son exaspération. Deux des fameux Chance du Graf semblent eux aussi parfaitement déprimés, car on les dit très proches des nains de Middenheim.

Mais tout va très vite, car le char de Katerina est déjà entré dans Altdorf. Les rues se resserrent et, dans la grande rue, malgré l’escorte imposantes des Chevaliers Panthères lourdement armés, la foule se presse pour approcher Katerina, lui tendre une marguerite ou un chiffon blanc.

Voici par exemple un homme corpulent qui s’approche, la cinquantaine, habillé de blanc, des edelweiss à la main. Il s’approche du char comtal : « Vive la princesse ! Vive la Gravin Katerina! » Katerina sourit et lui fait signe de monter sur le char ; l’homme lui tend son bouquet mais la Gravin n’a pas le temps d’écarquiller les yeux car la lame du couteau a déjà déchiré sa robe ; une goutte de sang perle et macule  le lin de cette couleur si caractéristique, le grenat du sang des jeunes femmes !

– « Mort à la louve ! Mort aux chiens d’Ulric !!! »

assassin Katerina

L’assassin de Katerina, semble-t-il un employé des abattoirs 

Une des Chances du Graf, Hadden, s’est déjà rué sur le petit escalier qui monte au sommet du char; tirant l’homme par les cheveux, il l’arrache de la Gravin devant le regard interdit de Sonn Ulric. Déjà, son poignard de chasse s’enfonce dans les côtes de l’homme, qui chute lourdement dans la poussière de la rue ; des Chevaliers Panthères sont déjà sur lui.

Par une chance incroyable, la Gravin n’a été qu’écorchée, et pleine de maturité, c’est elle qui rassure la foule, puis – foi religieuse ou génial geste politique – s’agenouille devant Sonn-Ulric pour demander sa bénédiction.

La foule, en larmes, entonne le Vaterland. Car, pour sûr, le Seigneur Ulric était ici aujourd’hui.

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