Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Lamont&Polignac, part deux

mont auvergne

La noël…

Un manteau de tristesse, noir comme le suif, semble s’être abattu sur le domaine. Chacun pleure Monsieur, que l’on vient de mettre en terre. L’aîné noie sa tristesse dans les tavernes alentour, mais n’a-t-il jamais fait autre chose ? Le puîné, Adrien, qui se conforme chaque jour un peu plus à l’idée que je me fais de l’honnête homme, n’a pas versé une larme au cimetière. Mais le vrai chevalier Lamont, c’était lui, bien sûr…

Depuis, l’ambiance est morose, et la même idée nous trotte dans la tête à tous les deux. Qu’a voulu dire Monsieur ? Quels sont ces dix livres de Grec à remettre au parrain d’Adrien, alors que – je m’obstine à les compter tous les jours – il n’y en a que 3 dans la bibliothèque. Au bord de la folie, j’ai failli la démonter l’autre jour. Mais j’ai vu par la fenêtre Adrien en grande conversation avec le Léon et la Madeleine, et j’ai vu que c’était grave. Les domestiques, semble-t-il, se soulageait d’un grand poids. Et évidemment, c’était cela : les livres sont là, sous nos yeux, dans le coffre de voyage de Monsieur, et oui, Léon peut nous conduire à M. de la Cassière, à une bonne journée de cheval, au delà de Murol.

On nous prépare des chevaux, et nous voilà partis dans une belle matinée d’hiver. Glaciale mais belle. Enfin, c’est ce que pensent les paysans d’ici.

Après avoir grignoté un oignon et une miche de pain, nous repartons et arrivons au crépuscule pas loin de la Cassière. Et assistons à un curieux spectacle : une bande de paysans écoutent avec attention un prédicateur à longue barbe noire, un moine. Je me méfie de cette engeance, l’ayant parfois fréquenté à l’école. L’homme ne prêche pas, il éructe. Belzebuth, l’Apocalypse selon St Jean, le fatras habituel pour les sots incapables de trouver suffisamment de force aux évangiles, et dans la parole simple mais pourtant terrible, de notre seigneur Jésus Christ. Mais j’enfile ma cape de mensonge, et me présente sous le meilleur auspice.

L’homme, ravi de trouver un auditoire de qualité, me prévient de tous les dangers imaginables puis suite à d’habiles questions je l’interroge sur La Cassière. Mais je n’apprends malheureusement rien d’intéressant…

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