Planet Arrakis

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Le Prince

« Ils ont coutume, le plus souvent, ceux qui désirent acquérir la grâce d’un prince, de se présenter à lui avec les choses qui leur sont le plus chères, ou dont ils voient qu’elles lui plaisent davantage ; d’où vient que bien souvent on les voit faire cadeau de chevaux, de draps d’or, de pierres précieuses et d’ornements semblables, dignes de sa grandeur.

Désirant donc m’offrir à Votre Magnificence avec quelque témoignage de ma soumission à son égard, je n’ai trouvé, dans tout mon équipage, rien que j’aime et je prise autant que la connaissance des actions des grands hommes… »

C’est ainsi que débute Le Prince, de Nicolas Machiavel, homme d’état, penseur, ambassadeur, mais aussi PNJ de myLCI, ma version de la fameuse Campagne Impériale de Warhammer. Pour les connaisseurs, il remplace Nastassia Hess, « homme de confiance » d’Heinrich Todbringer dans Le Pouvoir Derrière le Trône.


Niklaus (ou Nicollo) Machiavelli, Ambassadeur des Provinces Unies de Tilée, auprès du Graf de Middenheim,
peint par Filippo Lippi, 1511

Que promène donc le mystérieux conseiller tiléen, dans sa sacoche de cuir ? Un manuscrit, qui semble tant l’absorber qu’il néglige le boire et le manger… Si on croise l’ambassadeur sur la route d’Altdorf, dans une simple auberge relais, on le trouvera sûrement, plume d’oie et encrier pas loin, à coucher quelques nouvelles idées sur le vélin :

« Les hommes changent volontiers de maître, pensant améliorer leur sort. »

« Celui qui occupe un pays doit examiner toutes les violences qu’il lui faudra faire, et les faire toutes d’un coup… »

« Le désir du peuple est plus honnête que celui des grands ; ces derniers voulant opprimer, celui-là ne voulant pas être opprimé. »

« Il ne peut y avoir de bonnes lois là où il n’y a pas de bonnes armes, et là où il y a de bonnes armes, il faut qu’il y ait de bonnes lois. »

« Des hommes on peut dire ceci, […] qu’ils sont ingrats, changeants, simulateurs et dissimulateurs, fuyards devant les périls et avides de gains.
Tant que tu fais leur bien, ils sont tout à toi, ils t’offrent leur sang, leur vie, leurs enfants […,] mais dès que le besoin s’approche, ils se détournent… »

« Il n’est pas nécessaire d’avoir les qualités susdites (pitié, fidélité, intégrité, humanité, religion), mais il est bien nécessaire de sembler les avoir. »

En tout cas, si on fouille sa besace, on trouvera quelques pages, noircies en tiléen d’une écriture de mouche, avec cette dédicace : Ad Magnificum Heinrich Todbringer…

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