Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Le Baron Banninou

C’était le bon temps. 1983, 1984. Les débuts du JdR en france. Une époque où le mot Roleplay n’existait pas, et où les donjons portaient vraiment leur nom. C’est à dire une suite de couloirs emplis de monstres étonnants dont on ne traduisait pas le nom : bugbear, centipede, gnolls.

Aussi quand le L1 apparut dans nos vies (L1 The Secret of Bone Hill), ce fut une révélation. On pouvait discuter avec le prêtre du temple, jouer aux fléchettes avec un nain à l’Auberge du Minotaure Mort, et même aller négocier avec le baron de Restenford.

C’est là que les choses se gâtèrent : nos talents de négociateurs étaient encore assez faibles, notre connaissance du moyen âge, sommaire, et il nous paraissait donc pas absurde d’envoyer paître le maître de ces lieux parce qu’il réclamait quelques marques de respect de la part de ces gueux débarquant de nulle part.

A bout d’arguments pour faire plier ces fortes têtes, le baron (ou le MJ, enfin moi, donc) finit par se lever, ulcéré, tout en menaçant de les bannir de l’île de Lendore.

Ce à quoi Valéry, impérial, (ou son perso) lança cette phrase, devenue depuis immortelle :

« – Eh ben vas-y, Baron, bannis nous ! »

Le Baron Banninou était né.

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