Planet Arrakis

Jeux de rôle, jeux de plateau, prenez ce qui vous plait…

Caylus, jeu du Roi, Roi des Jeux ?

Il faut dire que j’ai beaucoup renâclé devant la montagne Caylus : jeu-monstre, règles absconses, mécanismes nombreux et compliqués… Et puis j’ai craqué devant Caylus Premium Edition (on ne dira jamais assez le fétichisme collectionneur des joueurs, et l’impact d’un beau jeu).

Une fois la règle en main et un premier tour de jeu, Caylus devient pourtant limpide : nous voilà en 1289, nous construisons un château pour Philippe Le Bel. Mais en même temps nous développons le petit village attenant, Caylus, nous créons des commerces, défrichons les forêts, ouvrons des carrières.

Celui qui participera le plus à ces projets, évidemment, en tirera le plus de prestige auprès du roi, et gagnera la partie.

Il y a beaucoup de mécaniques de jeu dans Caylus, mais elles sont si logiques et si imbriquées au thème que c’en est un vrai bonheur. Quelques exemples :

– Le joueur qui s’engage à construire au château en premier est récompensé d’une faveur royale (des sous, du prestige, du matériel). Mais si quelqu’un passe derrière vous (moins fayot), mais qu’il participe plus à la construction, c’est lui qui aura la faveur.

– il est possible de corrompre le prévôt, qui décide alors d’autoriser ou non vos ouvriers à travailler. Un autre personnage, le Bailli, pousse pour sa part à achever le château au plus vite. C’est lui qui décide des 3 décomptes du jeu, et de sa fin. Si le prevot avance plus vite que lui, en bon politicard, il cherche à le rattraper.

– si vous construisez des choses « inutiles », comme des résidences, qui vous rapportent de l’argent, vous devez détruire quelque chose d’utile (une carrière par exemple). Et si vous bâtissez une cathédrale (qui vous rapporte beaucoup de prestige), et bien c’est vous qui devrez sacrifier une de vos résidences.

Deuxième qualité : Caylus est très varié : à chaque partie, vous créez aléatoirement le village de départ, et ça a un gros impact sur la partie. De plus, la stratégie de chacun (construire au château, bâtir le village, chercher des faveurs), crée à chaque fois un village différent.

Enfin, Caylus est incroyablement prenant : comme le tour d’un joueur est très court (six ouvriers à placer, mais un par un), on est énormément plongés dans l’action ; heureusement le jeu ne dure que 2/3 heures.

Si vous n’avez pas encore bâti le village de Caylus, demandez une initiation… Vous ne le regretterez pas !

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3 commentaires»

  Aide de Jeu pour Serenissima « Planet Arrakis wrote @

[…] Ehrhard est enfin entendu : son Serenissima est dans les bonnes mains d’Ystari, la maison de Caylus, et sous la houlette de Cyril Demaegd, fan de la première heure de […]

  Caylus, journal d’un testeur « Planet Arrakis wrote @

[…] sur Caylus, le chef d’œuvre de William Attia, on a la chance d’avoir le Journal d’un testeur. Grunt, bien connu des forumistes de […]

  Caylus, 40 parties plus loin… | Planet Arrakis wrote @

[…] l’histoire d’amour se prolonge. Je ne vais pas vous refaire l’article, il est là : https://planetarrakis.wordpress.com/2008/09/28/caylus-jeu-du-roi-roi-des-jeux/ J’ai initié beaucoup de joueurs à la merveille (25PV). Et tous sont devenus accros, au point de […]


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